Visite de l’exposition Sarah Bernhardt au Petit Palais En mai, j’ai profité d’une petite escapade théâtrale à Paris pour voir Médée à la comédie Française et pour aller voir aussi cette belle expo, très complète et passionnante que je vous conseille vraiment ! Vous avez jusqu’au 27 août 2023!

J’avais hésité à y aller, me disant que je connaissais déjà plutôt bien Sarah Bernhardt, j’ai lu ses mémoires, un livre biographique à son sujet Sarah Bernhardt la divine / Mémoires, j’ai visité le musée qui lui est consacré à Belle-Île ( Visiter Belle île sur les traces de Sarah Bernhardt) , l’exposition Paris 1900 déjà au petit palais qui lui consacrait une bonne part, j’avais peur d’être un peu déçue, et bien au contraire, j’ai redécouvert de nouvelles facettes de sa personnalité, c’est une exposition d’une grande richesse !
Figure emblématique du tournant des XIXe et XXe siècles, la « Divine » Sarah Bernhardt (1844-1923), ou encore le « monstre sacré », terme inventé pour elle par Jean Cocteau, méritait bien une telle rétrospective!
Au fil de l’exposition, on découvre comment elle devenue reine des planches, mais aussi de la publicité, et son incroyable ascension sociale:
Représentée dans le rôle de Berthe (Le Sphinx d’Octave Feuillet) à la Comédie française par Philippe Parrot


Après une enfance délaissée en province, Sarah Bernhardt rejoint sa famille maternelle à Paris. Sa mère et sa tante sont des courtisanes qui connaissent alors le succès dans la capitale. Sarah Bernhardt ne tarde pas à devenir à son tour une demi-mondaine. Parmi ses relations figure le duc de Morny, demi-frère de Napoléon III. C’est lui qui a l’idée de faire entrer la jeune fille au tempérament déjà bien trempé, au Conservatoire. Sortie en 1862 avec un second prix de comédie, elle entre à la Comédie-Française mais en est renvoyée en 1866 pour avoir giflé une sociétaire, celle-ci ayant elle-même violemment bousculé sa sœur qui avait marché sur sa traîne. Sarah Bernhardt enchaîne ensuite divers petits rôles. Elle est enfin révélée en 1869 au Théâtre de l’Odéon dans Le Passant de François Coppée, où elle joue un travesti. Elle triomphe en 1872 dans ce même théâtre, dans le rôle de la Reine dans Ruy Blas de Victor Hugo. C’est de son enfance que lui vient sa devise « quand même », elle y arrivera « quand même » et rien ne l’arrêta!
Registre dit des courtisanes où figure Sarah qui faisait le bonheur des messieurs âgés (et riches!)

Photos de famille, Sarah et son fils Maurice, fils naturel du prince belge Henri-Maximilien-Joseph de Ligne (1824-1871). Il naît le 20 décembre 1864. A droite avec son fils, sa belle fille Terka et sa petite fille Simone.


Vitrail représentant Sarah Bernhardt dans le costume de Zanetto, dans Le Passant. 194 x 87 cm. Ce vitrail provient de la résidence parisienne de Sarah Bernhardt. À la fin de 1875, la tragédienne s’est fait construire un bel hôtel Renaissance au coin de la rue Fortuny et de l’avenue de Villiers, qu’elle habitera jusqu’en 1886 ; elle le vendra avant sa tournée en Amérique ; elle se fixera en août 1887 dans un autre hôtel particulier, 56, boulevard Pereire, où elle vivra jusqu’à sa mort. Ces deux hôtels furent détruits par la suite.
L’exposition permet d’admirer également plusieurs de ses portraits par son ami Georges Clairin





Surnommée « Mademoiselle Révolte », Sarah Bernhardt est nommée sociétaire de la Comédie-Française en 1875. Elle se juge sous-employée et s’ennuie. En 1880, au retour d’une tournée triomphale de la troupe à Londres, Sarah Bernhardt subit un cuisant échec dans L’Aventurière d’Émile Augier, une pièce médiocre qu’elle ne voulait pas interpréter. Elle décide alors de démissionner avec éclat de la Comédie-Française.
On découvre également de nombreux objets, bijoux, accessoires et costumes de scène ou de ville




Une grande galerie de l’exposition est consacrée à ses grands rôles : Theodora, Tosca, Cléopatre, Jeanne d’Arc… avec en particulier les affiches de Mucha, des costumes, une sculpture la représentant dans Phèdre par M. Pêche, ou encore son portrait au fusain par Mucha » à ma reine, son mauvais sujet »









Dans ses rôles travestis où elle excellait aussi: Lorenzaccio, Hamlet, Pierrot assassin (immortalisée par la photo de Nadar), l’aiglon





Sarah Bernhardt fut également une femme d’affaires avisée. Après avoir dirigé le théâtre de la Renaissance de 1893 à 1899, elle prend la direction du Théâtre des Nations situé place du Châtelet à Paris. Elle lui donne son nom et le hisse au rang des grandes scènes parisiennes. Ses spectacles grandioses sont largement financés par les recettes de ses tournées internationales, des Etats-Unis à l’Australie ou la Russie. Au fil de l’exposition, on découvre aussi bien sa vie publique que privée, avec des photos méconnues, ici dans sa loge, ou jouant aux cartes avec Edmond Rostand


Mais le coeur de l’exposition, c’est aussi la Sculpture, voilà bien un art aussi où, comme pour la peinture, elle excellait! La collection présentée est remarquable : Le fou et la mort, à droite autoportrait en peinture, portraits en sculpture d’Emile de Girardin, Georges Clairin, Victorien Sardou avec sur son plastron la liste des pièces écrites par Sardou pour Sarah… ou encore ses algues, que talent! Et voir autant de ses productions réunies est passionnant !






Autoportrait en Arlequin et en marbre, avec le masque de la tragédie et la palette de peintre, réunion des trois arts qu’elle pratiquant avec brio !


Mains enlacées de Sarah et de Louise Abbéma

Son amie Louise Abbéma la représente également à de nombreuses reprises






La dernière photo en 1923 de Sarah lui est dédiée A mon amie d’hier, d’aujourd’hui et bientôt de l’au delà

Portrait funéraire de son mari Jacques Damala par Sarah Bernhardt , une union brève, la vie privée de Sarah Bernhardt fut assez mouvementée avec de nombreux amants

Son atelier d’apparat et son atelier de sculpture avec sa statue de Médée en cours (malheureusement disparue) par Marie Désiré Bourgoin


vue par Robertson (avec le portrait de Clairin en fond) et par Bastien-Lepage et Spindler



L’expo nous ouvre aussi les portes de son intérieur : cordon de sonnette du palier de son appartement, assiette, porte-manteau et parapluie à ses initiales et sa devise (quand même) comme sur le miroir et révèle aussi son goût pour le morbide, les animaux effrayants et fantastiques…




Une vitrine est aussi consacrée à l’écrivaine, encore une facette de ses multiples talents!

L’exposition évoque également ses engagements, son soutien à Zola au moment de l’affaire Dreyfus par exemple, auprès des armées… mais aussi ses rôles au cinéma, sa résidence à Belle île en mer… bref, prévoyez d’y passer du temps !
Sarah Bernhardt est amputée de la jambe droite en 1915, à l’âge de 70 ans, cela ne l’empêche pas de continuer à jouer assise , ni de rendre visite aux poilus au front en chaise à porteurs!
Elle meurt à Paris en 1923.

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L’exposition a décidément l’air passionnante. Je me demande comment elle a pensé à sculpter des algues. Ce n’est quand même pas commun.
on redécouvre toute l’étendue de ses talents !
Un destin et des dons hors du commun !
un sacré destin !
Superbe. J’aime beaucoup les accessoires et costumes
c’est une expo passionnante !
Très belle exposition qui me parait très complète ! 🙂
passionnante !