Les vibrants Festival Les Bellilo’Scènes Loches

Rattrapage d’Avignon!
Un spectacle que je n’avais pas vu voir au festival d’Avignon, l’occasion idéale d’aller découvrir le jeune festival de théâtre des Bellilo’scènes (à Beaulieu les Loches et Loches) .

Une belle programmation cette année avec comme fil conducteur le théâtre et Cyrano, bravo à l’équipe organisatrice !
Bravo aussi pour l’accueil des spectateurs, un buffet très sympathique après la représentation où l’on peut discuter avec les comédiens, autour de délicieux produits régionaux, entre fromages, douceurs sucrées et plaisirs salés, un moment très agréable!

Les vibrants Festival Les Bellilo'Scènes Loches theatre

Si je n’avais pas vu Les Vibrants à Avignon, j’y avais en revanche vu de la même auteure

La main de Leïla de Aïda Asgharzadeh et Kamel Isker / Régis Vallée

La main de Leïla de Aïda Asgharzadeh et Kamel Isker / Régis Vallée #off16

que j’avais apprécié.

Place donc aux Vibrants!

D’Aïda Asgharzadeh
Mise en scène Quentin Defalt
Avec Aïda Asgharzadeh , Benjamin Brenière, Matthieu Hornuss et Amélie Manet

1914. Eugène, aussi beau qu’insolent, part pour le front comme engagé volontaire. Affecté à Verdun en 1916, il est blessé lors des combats par un éclat d’obus. Il y laisse la moitié de son visage. Comment continuer à vivre lorsque le miroir nous donne à voir les restes de ce qui a été et ne sera plus ?

Mon petit mot

Le Vibrants… le titre est bien trouvé, et nous allons vibrer avec eux pendant 1 heure trente!

Quel destin que celui d’Eugène… ou comment une histoire singulière nous plonge dans l’Histoire avec un grand H.

Verdun, 1916. Le carnage. Qu’il est loin le départ la fleur au fusil, la chanson sur les lèvres, l’amour en bandoulière…
Le Val de Grâce. La Comédie française. Trois lieux que l’on n’aurait pas eu l’idée d’associer, et pourtant… voilà le destin de cette gueule cassée, devenu un Cyrano magnifique, grâce à la divine Sarah (j’ai beaucoup aimé le traitement du personnage de la comédienne, dans les dernières années de sa vie, mais qui n’a rien perdu de son énergie et de son franc-parler!).

A travers lui, les questions d’identité, de différence, du regard des autres… de l’acceptation de soi aussi (ce final si percutant)… l’art comme moyen de résilience…  et une tirade du nez de Cyrano qui prend une toute autre dimension.

Une scénographie virevoltante, autour de rideaux blancs qui dessinent sans cesse de nouveaux espaces, un beau travail sur les masques, 4 comédiens qui interprètent avec justesse une dizaine de rôles, bref, une bien belle représentation!

 

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