L’amour est une île Claudie Gallay

Pour replonger dans le festival d’Avignon…

le pont d’Avignon

Avec L’amour est une île, Claudie Gallay,  nous entraîne à Avignon, en juillet 2003. Le Festival officiel, le In, vient d’être annulé, suite aux grèves des intermittents du spectacle. Dans cette atmosphère tendue, une comédienne célèbre, connue sous le pseudonyme de la Jogar, revient jouer dans la Cité des papes, sa ville natale, après dix ans d’absence. Dix ans pendant lesquels un homme, Odon Schnadel, l’a attendue : figure incontournable du Festival Off, il possède son propre théâtre, Le Chien Fou, et a mis au programme cette année la pièce d’un certain Paul Selliès, auteur inconnu, sorte de poète maudit, décédé dans des circonstances mystérieuses. Sa jeune soeur Marie, une marginale, débarque alors à Avignon…

Mon avis

Il y a l’histoire d’abord, mensonges, trahison,  une jeune fille déboussolée, errante, qui ne parvient pas à faire le deuil de son frère et qui va faire remonter des secrets. Elle creuse, pour trouver la vérité, comme elle creuse sa peau et s’auto-mutile. Un personnage qui nous donne aussi de jolis moments de poésies, entre ses photos d’objets abandonnés, son urne à pensées…
 Un huis-clos dans la chaleur de la ville, ville close, la violence du climat qui donne cadre à la violence du drame vécu par certains personnages, des personnages qui se manquent, se croisent…

Et puis il y a le théâtre et le questionnement autour du texte théâtral: est-ce que le texte suffit? Quelle est la place du comédien? C’est aussi la plongée dans un festival mythique, qui vit cette année là une année particulière en plein conflit des intermittents du spectacle avec l’annulation du festival In, et un festival Off entre solidarité ,  grève, et urgence économique .

cour d’honneur

Des lieux d’Avignon également,  l’hôtel de la Mirande comme les figures tutélaires du festival, Jean Vilar , Gérard Philipe et bien d’autres,  évoqués au fil des pages

et puis il y a l’autre Avignon, celui des rues et places à l’écart du festival, l’Avignon du fleuve et des péniches…

et enfin, le choix de la pièce jouée par la star, adaptation de « Sur la route de Madison », qui est un livre que j’aime beaucoup et dont, ce qui est rare, l’adaptation ciné m’avait séduite aussi : Sur la route de Madison, avec Meryl Streep, Clint Eastwood

Bref, un livre qui confirme que Claudie Gallay est une auteure que j’aime à retrouver, et qui prolonge agréablement le festival!

A suivre, un article sur un tableau dont on parle dans le livre et que j’ai redécouvert à l’occasion de cette lecture.

4 commentaires

  1. Plaisir partagé : j'ai beaucoup aimé ce Gallay là, surtout, en effet, parce qu'il dévoile les dessous du Festival, vu du côté des troupes et des artistes. L'été où nous ne sommes pas allés à Avignon, justement à cause des mouvements d'intermittents !! Par contre Claudie Gallay, un coup j'aime, comme là, ou comme Les Déferlantes, un coup je n'aime pas comme Seule Venise… Quant aux années cerises, j'ai commencé et je ne l'ai pas terminé. Je ne sais pas trop pourquoi : pas le moment peut-être ?

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s