La beauté des jours, Claudie Gallay

Actes Sud
Jeanne a tout pour connaître un bonheur tranquille : deux filles étudiantes, un mari attentionné, une amie fidèle, un boulot stable. Passionnée par Marina Abramović, l’artiste-performeuse  Jeanne n’aime pas moins l’inattendu…

Mon petit mot

Voilà un livre qui confirme (je n’en doutais pas!) que j’aime vraiment beaucoup la plume  de Claudie Gallay.
Quel que soit le thème, qu’il m’intéresse beaucoup ou un peu moins, je me retrouve à noter une multitude de petites phrases, avec cette impression fugace d’être « chez moi » dans ses mots.
Et puis il y l’art, souvent présent, et qui ici tient une place très importante, de quoi ajouter encore du positif à mon ressenti!

Avec un petit côté « Sur la route de Madison », on assiste au réveil de Jeanne, grâce à sa rencontre avec les oeuvres de l’artiste Marina Abramović, mais aussi d’un homme retrouvé.
A petites touches,  les lignes bougent peu à peu, et le cadre autour de chacun s’élargit doucement, sans explosion.
Et si tout simplement on changeait notre place à la table familiale?
Et si l’on osait dire clairement les choses?
Elle n’est d’ailleurs pas la seule à évoluer, autour d’elle, une très belle galerie de personnages, famille, amie, qui nous renvoient à des tas de petits riens du quotidien, ces petites choses si belles, si tendres, ou si cruelles aussi parfois pour qui sait les saisir et les comprendre.  La figure du père, l’ombre du fils, la grand-mère, la meilleure amie aussi, des personnages marquants.

Il y a de la douceur, de la tendresse, beaucoup de sensibilité, mais il y a aussi des chocs qui font réfléchir…
A lire, et à méditer. …
Prenons le temps de contempler la beauté de chaque jour.

 

et à poursuivre en se plongeant dans l’oeuvre de Marina Abramović

Une des performances évoquée dans le livre
File:ArtistIsPresent.jpg

ou en relisant Okakura Kakuzo Le premier homme de la préhistoire qui composa un bouquet de fleurs fut le premier à quitter l’état animal ; il comprit l’utilité de l’inutile.
et en pensant à l’île japonaise de Teshima,avec son musée Christian Boltanski et l’œuvre Les archives du cœur…

10 commentaires

  1. J'ai été tellement déçue par la légèreté de Seule à Venise que je n'ai plus rien voulu lire d'elle. Mais si tu dis que celui-ci est bien, alors pourquoi pas ?

  2. Il faudrait que je retente Claudie Gallay, qui avait su, longtemps après le déferlement médiatique, m'étonner et me happer avec \ »Les déferlantes\ » alors que je ne m'y attendais pas, le sujet me parlant a priori assez peu. Ton avis me donne envie à nouveau de retrouver la plume de l'auteur.

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