Le garçon Marcus Malte

Le garçon Marcus Malte

Zulma, août 2016
 
Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct.
Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère.
Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.

Mon petit mot sur Le garçon Marcus Malte

 Mes trois premières lectures de cet auteur m’ayant laissé un bon souvenir, je partais en confiance pour celui-là, et au final, il se place encore un cran au dessus!
Je pense qu’il restera encore plus précis dans la mémoire, passée l’émotion de la première lecture.
 
Par la force de ces personnages, par l’écriture, par la réflexion sous-jacente…  et les “cette année là” qui rythment le texte font froid dans le dos. Cette folie des hommes intemporelle. 30 ans de la vie d’un homme, de l’évolution d’un monde, aux contrastes saisissants. De la révolte d’Emma aux horreurs de la guerre, des privilégiés aux plus petits, une fresque efficace d’un début de siècle tout sauf rose.
 
A la fois roman historique, voir sociologique, quête initiatique, tout y est, l’amour, et l’art aussi, la musique, comme souvent chez Marcus Malte tient une place très importante.
Ici c’est le piano, ainsi que la poésie… quand la parole manque, les émotions trouvent d’autres filtres…et les poèmes insérés (y compris érotiques) allègent un instant l’atmosphère (mais l’auteur prend soin de nous mettre en garde, ce répit ne va pas durer!) .
 
Beaucoup de charme dans l’écriture, tantôt lyrique (y compris pour dire le pire, ou cette déclinaison de la Marseillaise), tantôt décalée dans ses adresses au lecteur, tantôt terriblement factuelle, comme la liste des morts au combat…
 
Bref, tant pour le sujet que pour l’écriture, à lire!

Une nouvelle LC particulièrement réussie  avec jostein, , Joëlle et Edyta

 

Du même auteur, j’ai lu et chroniqué sur le blog:

après Marcus Malte Les harmoniques (Beau Danube Blues) j’ai lu et apprécié ensuite Le garçon Marcus Malte

Garden of love Marcus Malte

Fannie et Freddie de Marcus Malte

et le clin d’oeil artistique en lien avec cette lecture
Mazeppa – Emile Jean Horace Vernet 

17 commentaires

  1. Etonnée moi aussi par la richesse de ce livre. Une très belle réussite.Merci de m'avoir accompagnée pour cette lecture commune

  2. Hello friends, pleasant paragraph and nice urging commented at this place, I am in fact enjoying by these.

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