Avis : Un marché noir de Bérénice Pichat

Mon avis sur le roman Un marché noir de Bérénice Pichat, paru aux éditions Les Avrils le 20 août 2026

Mon avis sur le roman Un marché noir de Bérénice Pichat, paru aux éditions Les Avrils le 20 août 2026

C’est avec cette très intéressante lecture de la rentrée littéraire que je découvre l’écriture de Bérénice Pichat, et j’ai été conquise par sa façon de mêler ses personnages à une histoire très documentée.

À Paris, sous l’Occupation, Servane tente de survivre comme elle peut. Orpheline de mère, elle est élevée par son beau-père (un personnage très attachant, au passage).

La faim est partout. Les tickets de rationnement ne suffisent pas, les files d’attente s’allongent devant des magasins  presque vides. Mais elle se rend bien compte que, pour certains, tout a l’air plus facile. Des échanges sous le manteau, de l’illégalité…

Une rencontre va peu à peu la faire basculer, la faire grandir aussi, la manipuler surtout.

Elle commence à transporter des paquets, persuadée de participer à quelque chose d’utile, peut-être même de contribuer à la Résistance. Mais qui manipule qui ? Et que contient réellement ce qu’elle transporte ?

Cette première partie du roman m’a beaucoup intéressée, aussi bien pour le personnage attachant de la jeune fille qui devient peu à peu une jeune femme que pour tout ce que l’on y apprend sur le marché noir et ses différentes facettes. En revanche, la 2e partie, avec un changement de narrateur, m’a davantage laissée de côté.

La deuxième partie reprend les événements du côté de Paul, ancien militaire devenu trafiquant, qui évolue justement dans toutes ces zones grises. J’étais beaucoup plus attachée à Servane et j’ai eu un peu de mal à retrouver le même intérêt en changeant  de personnage. Mais peu à peu, certains événements prennent un autre sens.

Et surtout, le final est venu me rattraper !

Bref, une plongée très documentée et passionnante dans le quotidien de l’Occupation et dans toutes les facettes du marché noir, sur les choix ni bons, ni mauvais, sur les zones grises surtout et dont la fin marquante restera sûrement en mémoire.!

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24 commentaires

  1. En dépit de tes quelques bémols, cela pourrait me plaire. Je n’ai pas lu La petite bonne (j’ai eu trop d’informations pour en avoir envie ^_^)

  2. Comme Keisha, l’engouement autour du premier roman de cette actrice m’avait un peu pesé. Maintenant que le buzz est passé, je le lirai peut-être mais j’avoue que la période de l’Occupation m’intéresse plus et le final dont tu parles me rend évidemment très curieuse 😊

  3. L’autrice semble vraiment à découvrir. Quant à ce point de vue de la période, il m’intéresse même si c’est un peu dommage ce changement de narrateur en deuxième partie

  4. Ma BM vient de l’acheter, je pense que je le lirai, histoire aussi de découvrir cette plume dont tout le monde parle depuis deux ans.

  5. Oui, parfois quand on est attaché à une personnage, on a un peu de mal à accrocher à une autre partie centrée sur un autre. ça m’avait fait ça pour Dalva de Jim Harrison.
    Bon par contre l’occupation, j’avoue que j’en ai un peu soupé.

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