Antigone et Ismène du théâtre à l’art

Après le personnage de Lady Macbeth ou celui de Roxane, je continue dans mes liens entre théâtre et costumes mais aussi en l’occurrence entre théâtre et peinture.
Suite de la série des représentations d’Antigone : cette fois ci avec sa soeur Ismène.

Le contraste entre les deux est intéressant, la blonde Ismène et la brune Antigone, « la petite maigre », « la maigre jeune fille noiraude et renfermée » , contre  « la blonde, la belle, l’heureuse Ismène »

Antigone and Ismene, Emil Teschendorff, 1850
Antigone le dit elle même : « je suis noire et maigre ». Par contre,Ismène « bavarde et rit », « la blonde, la belle » Ismène, elle possède le « goût de la danse et des jeux […] du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi », elle est « bien plus belle qu’Antigone », est « éblouissante », avec « ses bouclettes » .  Antigone n’a aucun des charmes dont sa sœur dispose à foison : elle  a un « sale caractère », c’est « la sale bête, l’entêtée, la mauvaise ».

5 commentaires

  1. Particulièrement intéressant, ce lien entre les deux arts, merci ! On oublie trop souvent à quel point ces deux arts sont liés. Cela dit, je ne visualise absolument pas Antigone telle qu'elle est représentée… Je la vois plus mélancolique, plus jeune aussi, peut-être 15, 16 ans.

Laisser un commentaire