Avis BD Falstaff de Pierre Boisserie et Goho

Mon avis sur la bande dessinée Falstaff, scénarisée par Pierre Boisserie, dessinée par Goho, mise en couleurs par Isabelle Merlet et Jean-Jacques Rouger, d’après William Shakespeare, parue aux éditions Delcourt le 10 septembre 2026

Mon avis sur la bande dessinée Falstaff, scénarisée par Pierre Boisserie, dessinée par Goho, mise en couleurs par Isabelle Merlet et Jean-Jacques Rouger, d’après William Shakespeare, parue aux éditions Delcourt le 10 septembre 2026

C’est vrai que ce personnage secondaire de Shakespeare avait vraiment de quoi devenir lui-même le héros  d’un opéra de Verdi dont j’avais déjà vu une belle production ou, ici, d’une bande dessinée !

Falstaff aurait pu n’être qu’un amuseur de galerie, un bouffon bienvenu pour alléger certaines tragédies. Mais de pièce en pièce, il a fini par prendre une belle ampleur. On le retrouve principalement dans les deux parties d’Henri IV, puis dans Les Joyeuses Commères de Windsor, avant que son souvenir ne traverse encore Henri V.

Et cette BD lui donne une nouvelle fois la vedette !

Direction l’Angleterre à la toute fin du XIVe siècle.

En 1399, Henri Bolingbroke revient d’exil et se lance à la conquête du trône de Richard II. Falstaff, lui, comprend assez vite qu’il y aura peut-être quelque chose à tirer de tous ces bouleversements…

Quelques années plus tard, Bolingbroke est devenu Henri IV et Falstaff rencontre son fils, le prince Hal, futur Henri V, pas vraiment le prince idéal aux yeux de son père, mais beaucoup plus à même de plaire à Falstaff ! L’évolution du rapport entre les deux hommes va d’ailleurs être très intéressante à suivre

Révoltes, rivalités entre grandes familles, guerres contre les Gallois, affrontement avec Hotspur… Le roi Henri IV aimerait surtout voir son fils abandonner sa vie de débauche et prendre enfin conscience de ses futures responsabilités. Il l’envoie donc à la guerre, et Falstaff l’accompagne. Menteur, vantard, profiteur, rarement aussi courageux qu’il veut bien le raconter, le chevalier sait toujours transformer les événements à son avantage ! C’est un vrai anti héros! 

 Mais au delà de l’adaptation réussie pour passer du théâtre à la BD, j’ai surtout  beaucoup aimé le graphisme de Goho.

Les planches sont extrêmement détaillées et donnent une vraie impression de plongée dans l’époque. Les tavernes, les rues, les vêtements, les champs de bataille, les châteaux…que de détails! 

Et forcément, cette lecture donne envie de se replonger dans Shakespeare, et notamment dans Henri IV que je connais finalement moins bien que d’autres pièces.

Bref, une adaptation réussie marquée que par son très beau travail graphique.

Pour prolonger sur Tours et Culture

Retrouvez également tous mes articles autour de Shakespeare.

Et tous mes avis bande dessinée.

a bande dessinée Falstaff, est une participation à la BD de la semaine dont vous pouvez trouver les liens chez  Fanny https://pagesversicolores.wordpress.com/ cette semaine ainsi qu’au challenge petit bac 


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10 commentaires

  1. J’en ai vu une formidable production à l’opéra et je me replongerai bien dans l’histoire de ce personnage!

  2. Je ne connais que certains airs d’opéra mais pas l’histoire 🙂 j’ignorais d’ailleurs que c’était un perso de Shakespeare !

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