viva il cinema film NOTARANGELO LADRO DI ANIME

Retour sur le film NOTARANGELO LADRO DI ANIME (NOTARANGELO VOLEUR D’ÂMES vu dans le cadre du festival de cinéma Italien Viva il cinema à Tours.

NOTARANGELO LADRO DI ANIME film italien

On va donc remplacer pour l’instant les soirées sorties, par les soirées « souvenirs des sorties »! ça tombe bien, j’ai un retard pas possible! Et en même temps, beaucoup de mal à me concentrer sur l’écriture de l’article qui risque d’être plutôt décousu!

Il y a une dizaine de jours, qui semblent si loin, avait lieu à Tours la 7ème édition du festival Viva il cinéma dédié au cinéma italien.

Parmi la belle programmation de films récents, c’est pourtant un documentaire qui a retenu mon attention et que je suis allée voir : NOTARANGELO LADRO DI ANIME (NOTARANGELO VOLEUR D’ÂMES) projeté à la salle Thélème.

Domenico Notarangelo (1930-2016) a photographié en tout sens la région de Matera pendant toute sa vie et c’est ce nom de Matera qui m’a attirée, gardant un très fort souvenir d’un week-end passé dans cette ville de Basilicate : voyage à Matera.

visiter matera

Considéré comme le Cartier-Bresson de la Basilicate, photographe, journaliste, Domenico Notarangelo ou Mimi comme le nomment ses amis qui l’évoquent dans le film s’est aussi engagé en politique. Il livre donc à travers ses photos et ses films un portrait très complet de la région.

Il y a d’abord les images de Matera que l’on connait à travers Carlo Levi ou Pasolini, les fameux sassi , habitats troglodytes où s’entassaient des familles entières et les animaux, la minéralité du lieu, mais aussi le cinéaste y tournant une saisissante Evangile selon Saint Matthieu.

Il y a toute la misère de ce monde, mais aussi tout ce qu’il pouvait avoir d’heureux, de fêtes populaires, de jeux d’enfants, de solidarité au sein de la communauté. Notarangelo livre un saisissant témoignage d’un monde qui disparaît.

A travers la réalisation de David Grieco, il relate l’évolution de cette région, il rend hommage à ceux qui ont contribué dans les années 50 à la prise de conscience des politiques de l’insalubrité dans laquelle vivait cette population et de l’obligation d’un relogement. On redécouvre ainsi la figure de  Emilio Colombo moins connu que De Gasperi , les militants communistes et l’étonnante Maria Santomassimo, la première femme maire de Basilicate, élue en 1973 sur les listes du Parti communiste à Aliano, commune voisine de Matera où est enterré Levi.

Notarangelo maria Santomassimo
https://www.liminarivista.it/oltre-la-soglia/ladri-di-anime-viaggio-in-basilicata-con-notarangelo-pasolini-e-levi/

On suit les combats, les transformations de Matera : on vide les sassi, on construit des immeubles, on déplace les populations… mais rien n’est réglé pour autant. Scandale de l’amiante, puis du pétrole (avec des films de propagande qui font froid dans le dos), rien n’était fini…

Et désormais qu’en est-il de Matera ? La honte de l’Italie devenue capitale de la culture, où alternent sassis fermés, en ruine, et d’autres devenus chambre d’hôte de luxe…

matera italie

Il est aussi question avec ce documentaire du devenir de ces milliers de photos, de vidéos, de la conversation des archives en général.

J’ai trouvé ce documentaire très complet et très intéressant, mon seul regret, ne comprenant pas assez bien l’italien pour me passer du sous-titrage, mon temps de lecture ne m’a pas permis de détailler certaines photos comme je l’aurais voulu, à prolonger donc par quelques recherches sur internet!

Pour en savoir plus et voir quelques images

Film NOTARANGELO LADRO DI ANIME

NOTARANGELO LADRO DI ANIME  matera


Réalisation : David Grieco
Image : Antonio Notarangelo
Montage : Manuel Grieco
Musique : Soballera
Production : Jumping Flea
Distribution : Istituto Luce Cinecittà

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