L’écart d’ Amy Liptroti

éditions Globe, 29 août 2018
Traduit de l’anglais par Karine Reignier-Guerre

L'écart d' Amy Liptrot écosse

photo

Un voyage dans les îles Orcades, cela vous dit?
C’est ce que nous propose Amy Liptrot dans ce premier roman , véritable déclaration d’amour à ces îles écossaises et bel hymne à la nature.

Mais ce n’est bien sûr pas tout. Le point de départ du roman, c’est l’alcoolisme. Celui qui détruit tout, et qui laisse des traces.
La narratrice a grandi au bord de l’abîme, au sens propre des falaises environnantes au pied desquelles se sont échoués plus d’un navire, au figuré avec la maladie mentale de son père.

Elle a sombré à son tour.
Londres, la fête, le tourbillon, qui a vite viré du rose au noir. Elle voulait quitter les îles de son enfance, le mirage de la jungle urbaine a cédé place à l’addiction.
Toute une partie du livre raconte comment elle a perdu pied, a perdu son travail, son compagnon, ses amis, mais aussi comment peu à peu elle a pris conscience de sa perte de contrôle, sa cure de désintoxication, le programme des alcooliques anonymes, la rechute toujours menaçante…

Et puis il y a le retour aux Orcades. Revenir sur les lieux de son enfance. Échec ou renaissance?

Au contact de la nature, au milieu des oiseaux, phoques et autres créatures marines, en observant les cycles des marées, les aurores boréales, les solstices, en découvrant la vie communautaire des minuscules îles isolées par les tempêtes, leurs légendes, leur patrimoine, leurs vestiges préhistoriques, elle va peu à peu plonger en elle même.

En étudiant la faune et la flore (j’avoue avoir lu en diagonale quelques paragraphes sur les certaines espères animales peut-être un peu trop détaillée ) , c’est elle qu’elle va mieux connaître.

La recherche de sensations fortes trouvées dans l’alcool devient physique, vélo, nage dans des conditions extrêmes, repousser les limites, chercher une nouvelle source d’adrénaline… et peu à peu entrevoir un futur plus apaisé.

J’ai beaucoup aimé suivre le parcours de cette jeune femme, tant autant que le dépaysement procuré par la lecture.

On en sort avec une envie de se reconnecter avec la nature, de prendre le temps de l’observer, de s’interroger aussi sur nous même et nos véritables désirs…

Bref, c’est un coup de coeur!

Les dix-sept valises, Isabelle BARY

Un livre qui donne furieusement envie de découvrir les îles des Orcades!
https://www.instagram.com/visitorkney/

ecosse voyage îles des Orcades

https://www.facebook.com/groups/570956713033577/photos/

Petite balade virtuelle, photos provenant de Wikipédia :

 St Tredwell

 Ring of Brodgar

32 commentaires

  1. j'ai vu ce livre chez Aifelle et si les lieux : les Orcades me tentent énormément, le thème de l'alcoolisme me pèse un peu j'ai soigné trop de gens pour ne pas être lassée

  2. Un billet plus enthousiaste que celui d'Aifelle. Le thème est difficile, mais le roman présente aussi des ressources. Peut-être.

  3. Pas de coup de coeur pour moi, tu le sais ; et je n'ai même pas lu en diagonale 😉 Il y a des passages magnifiques, mais je n'ai pas tellement adhéré au mélange des genres. Pour moi les Orcades méritaient un livre à elles toutes seules et l'alcoolisme un autre.

  4. Le thème de l'alcoolisme est intéressant, mais j'ai préféré tout le reste! (mêem les oiseaux bien sûr) keisha

  5. celui là je l'ai repéré sur plusieurs blogs, le voyage me tente mais l'alcool nettement moins comme soignante j'ai un peu trop donné sur le sujet

  6. Je note la référence, je pense que ce titre pourrait résonner en moi. Je suis tellement amoureuse de nature et je pense que les passages concernant les espèces animales sont ceux qui m'intéresseront le plus. Certainement moins la part sur l'alcoolisme. En tout cas j'ai l'impression que ce livre conjugue plusieurs sujets qui touchent un lectorat très varié.

  7. Deux personnes qui ont choisi ce roman comme coup de coeur pour Antigone : c'est tentant 😉 Merci pour ton avis!

  8. Ce livre a été une sacrée surprise pour moi aussi! Et merci d'avoir ajouté quelques photos, ça donne envie de découvrir ces îles.

Laisser un commentaire