L’éveil Line Papin

Stock, août 2016

La scène est à Hanoi, au Vietnam, dans les ruelles surchauffées. Cela se passe aujourd’hui, mais ce pourrait être il y a longtemps. C’est une histoire d’amour, dont les personnages sont deux garçons et deux filles, dont les voix s’entrechoquent. C’est une histoire d’amour, douloureuse et sensuelle, où les héroïnes ne font que traverser le tumulte de la ville, et se cachent dans l’ombre protectrice des chambres.

Mon petit mot

Voilà un premier roman polyphonique qui m’a laissée perplexe au premier abord… l’écriture, les personnages qui ne m’accrochaient pas vraiment…  c’est finalement Hanoï qui m’a donné envie de poursuivre plus avant la lecture  et je l’ai finalement terminé d’une traite et avec plaisir.

L’atmosphère, les différents quartiers, les plats, les parfums, la vie des expatriés, du petit serveur à la fille de l’ambassadeur,  un monde grouillant, aux aspirations et aux désirs complexes…

Pour le relier, l’intemporel. L’amour. La sensualité.

L’éveil du corps. Les éveils. De l’âme, des sentiments. Par la lecture, par la discussion, par les relations entre les êtres.
L’une quitte enfin le monde ultra privilégié de l’ambassade pour découvrir enfin le reste de la ville et ses habitants, l’autre se perd dans l’alcool, les hommes…  les hommes qui naviguent comme ils peuvent entre elles, au risque de se perdre également… il n’y a pas d’amour heureux…

On pense bien sûr à L’amant de Marguerite Duras, mais si je suis passée un peu à côté de ce roman, Line Papin est assurément une auteure à suivre!

Challenge Femmes de Lettres

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12 commentaires

  1. Ton avis est plus mitigé que le mien, j'ai été plutôt conquise, et admirative devant le style d'une écrivaine encore bien jeune !

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