L’enfant qui mesurait le monde: roman – Metin Arditi

Août 2016 Grasset

À Kalamaki, île grecque dévastée par la crise, trois personnages vivent l’un près de l’autre, chacun perdu au fond de sa solitude. Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille choses, compare les chiffres à ceux de la veille et calcule l’ordre du monde. Maraki, sa mère, se lève aux aurores et gagne sa vie en pêchant à la palangre. Eliot, architecte retraité qui a perdu sa fille, poursuit l’étude qu’elle avait entreprise, parcourt la Grèce à la recherche du Nombre d’Or, raconte à Yannis les grands mythes de l’Antiquité, la vie des dieux, leurs passions et leurs forfaits…
 L'enfant qui mesurait le monde: roman - Metin Arditi

Mon petit mot

La rentrée littéraire, c’est l’occasion de découvrir de nouvelles plumes, avec beaucoup de curiosité, et c’est aussi le plaisir de retrouver des auteurs que l’on apprécie, de les voir évoluer, nous emmener ailleurs…

Ici, c’est en Grèce que nous convie Metin Arditi.
Une petite île, pas très loin d’Athènes, au sud du Péloponnèse,  qui a tout de la carte postale, baie superbe, ruines antiques, pêcheurs … mais le décor ne reste pas idyllique longtemps.

C’est la crise. L’économie est en berne, le moral aussi.
Les principaux héros ont leur lot de problème personnel en prime. La mort d’un enfant pour l’un, un enfant différent pour l’autre.
Et c’est pourtant ce petit Yannis qui détient les clés de l’équilibre. Équilibrer le monde. A coups de chiffres, de calculs savants, et de pliages.
Il y a de très belles pages sur les liens des habitants de l’île avec cet enfant si fragile, l’aide apportée…

Si j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire (je me suis quelque peu perdue au début dans les personnages, je n’étais pas complétement disponible au début de l’histoire, je l’ai repris tranquillement un peu plus tard, et j’ai cette fois apprécié sans réserve ! ), j’ai beaucoup aimé ensuite les références à la fois philosophiques, architecturales et mathématiques, un bel hommage à la Grèce, et quelques pistes pour faire face au chaos du monde…

Il y a aussi de belles réflexions sur le théâtre, bref, un roman très riche !

« Le théâtre, c’est découvrir l’autre. L’écouter. Ce que nous avons tellement de mal à faire dans la vraie vie justement… »

Un livre  qui m’a également permis de découvrir la chanteuse grecque Sotiría Béllou

Dans la série, mieux vaut tard que jamais, ce roman est donc l’occasion de participer au challenge :

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6 commentaires

  1. Je ne l'avais pas noté, ayant été déçue par un roman de Metin Arditi, après d'autres que j'avais aimé. Bref, celui-ci semble de la meilleure veine !

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