La mise à nu Jean-Philippe Blondel

Dans la série auteur que j’aime à retrouver, après G. Josse, Jean-Philippe Blondel!
Et cette Mise à nu s’inscrit tout de suite dans mes préférés de l’auteur, au côté de G229 et Et rester vivant. 

 

 
D’abord il y a le personnage de Louis, particulièrement touchant. Professeur d’anglais en province (toute ressemblance avec l’auteur n’est sans doute pas fortuite!) proche de la retraite, seul, une séparation, des filles devenues adultes et menant leurs vies de leur côté.
La solitude. Le questionnement sur les choix de vie. Choix ou renoncements?
A l’heure du bilan, cette vie correspond-elle à ce qu’il imaginait? Et quelle ligne est-il encore possible de faire bouger?
Entre flash-back et réflexions, c’est un personnage qui nous tend un miroir et qui m’a vraiment émue (et pas seulement les dernières pages)
Le personnage du peintre questionne beaucoup aussi, ainsi que la réflexion sur l’art ou encore le rapport professeur – élève.
J’ai relu plusieurs fois certaines phrases, et je sais qu’elles me resteront en mémoire.
Bref, elle est belle cette rentrée d’hiver!
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La présentation de l’éditeur Buchet-Chastel
Date de parution : 04/01/2018

Louis Claret est un professeur vieillissant qui habite en province. Séparé de sa femme depuis quelques années, ses filles vivant désormais des vies très différentes de ce qu’il avait imaginé, il se laisse bercer par le quotidien. C’est sans réfléchir et pour remplir une soirée bien vide qu’il se rend au vernissage d’une exposition de peintures d’Alexandre Laudin – un ancien élève, jadis très effacé mais devenu une célébrité dans le monde artistique. Il ne se figure pas un seul instant à quel point ces retrouvailles avec Laudin vont bouleverser sa vie.
Extrait de :
Par ailleurs, j’avais vraiment envie d’écrire un livre à la façon d’un livre qui m’a bouleversé quand j’avais 17 ans et qui est d’ailleurs édité chez mon éditeur Buchet-Chastel – Les boucles de la vie sont toujours intéressantes . Ce livre c’est « je m’appelle Asher Lev » de Chaïm Potok. Il parle d’un petit enfant qui naît dans une famille juive hassidique où l’on a pas le droit de représenter les choses or, cet enfant a un don pour la peinture. Ce roman m’a totalement bouleversé parce que j’aimais les rapports entre l’art, la liberté, la morale religieuse, mais aussi la transgression. Faut-il faire de l’art avec ou contre les autres ? Dans ma tête, cette « mise à nu » est mon « Asher Lev » à moi.

Vous écrivez en musique ?  Oui. En fait, c’est particulier. Je sélectionne un morceau par roman, celui qui donne le LA, et la musicalité et je l’écoute en boucle. Pour la « Mise à nu » c’était « Shine bright like diamond » la reprise par Josef Selvat.

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