Mon avis sur le roman Les Enracinés, tome 1, de Claire Norton, paru chez Robert Laffont le 13 août 2026

Première chronique de cette rentrée littéraire, merci à NetGalley et aux éditeurs pour avoir pu lire quelques titres en avant-première cet été !
Voilà une saga historique comme je les aime !
Direction une ferme, en Bretagne, à l’été 1912, pour suivre Marie Guillou, 17 ans, dont la vie bascule brutalement lorsque sa mère meurt dans un accident, écrasée par une charrette.
La jeune fille se trouve tout à coup propulsée dans une place si différente de ses rêves. Marie va devoir prendre la relève, travailler aux champs et s’occuper de la maison et du reste de leur fratrie. Pas de place aux sentiments du côté du père. Il faut avancer. Et pourquoi pas agrandir encore la ferme ? Mais avec quels bras la faire tourner lorsque le service militaire vient à se prolonger et enlève les fils ? Car ce ne sont plus que les conversations autour des progrès de l’agriculture, pas forcément bien accueillis, qui animent le village. Mais bien l’approche de la guerre.
Marie rêvait de partir à la ville. Paris peut-être même. Elle va devoir rester sans s’oublier totalement. Et sa force, elle la trouve notamment dans les livres qu’elle lit en cachette. Des romans qui lui ouvrent d’autres horizons, lui font imaginer d’autres vies possibles… Mais la réalité va toujours la rattraper. Les hommes doivent partir à la guerre.
J’ai beaucoup aimé ce personnage féminin, sa force, ses envies d’ailleurs mais aussi son attachement à sa terre et aux siens. On la voit grandir, évoluer, se heurter aux conventions et à ce que l’on attend alors d’une jeune fille.
Mais Les Enracinés, c’est aussi une plongée très intéressante dans la Bretagne rurale du début du XXe siècle. La vie quotidienne, le travail de la terre, les progrès de l’agriculture et les débats qu’ils engendrent… Tout un monde est en train de changer, entre traditions bien ancrées et nouvelles façons de travailler qui ne convainquent pas forcément tout le monde.
Et puis la guerre de 1914-1918. Claire Norton prend le temps de montrer les prémices du conflit, les inquiétudes qui montent, puis cette guerre que l’on imagine peut-être courte et lointaine avant qu’elle ne vienne bouleverser toutes les familles.
Les hommes partent. Ceux qui restent doivent continuer à faire vivre les fermes, cultiver, nourrir les familles, tenir malgré les absences et les mauvaises nouvelles. Et forcément, la place des femmes change. Elles doivent assurer des tâches qu’on ne leur aurait peut-être jamais confiées quelques mois auparavant, prendre des décisions, remplacer ceux qui sont partis. L’alternance entre vie au front et vie à l’arrière est très intéressante. Le mélange entre petite et grande Histoire est particulièrement réussi.
Bref, un premier tome très prenant, qui m’a intéressée autant pour son contexte rural et historique que pour ce qu’il raconte de la Première Guerre mondiale et de la place nouvelle que les circonstances vont imposer aux femmes.
Et surtout un beau personnage, Marie, dont j’ai vraiment envie de connaître la suite ! Le tome 1 s’arrête à un moment critique, vivement le tome 2 !
C’était ma première rencontre avec l’autrice. En avez-vous d’autres à me conseiller ?
Et pour retrouver toutes mes chroniques de cette rentrée littéraire : repérages coups de cœur rentrée littéraire 2026
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Bretagne, femmes, première guerre mondiale… Plus ce que tu en dis, forcément, ça me tente ! !
Tu donnes envie de le lire. La couverture en revanche…