Mon avis sur le roman C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien, paru aux éditions Grasset le 19 août 2026

Je suis bien ennuyée au moment de publier cette chronique. J’ai fini ce roman deux jours avant que la polémique qui l’entoure n’éclate et j’ai écris mon article dans la foulée. Mais je l’ai laissé dans mon dossier brouillon. J’ai décidé finalement de le publier tel quel, voici mon ressenti d’après lecture tel qu’il était alors:
Jonas Dorléon est professeur d’histoire-géographie à Haïti lorsque la violence qui embrase son quartier finit par ne plus lui laisser le choix. C’était partir ou mourir.
Alors il part, avec presque toute sa vie dans un sac en plastique : un slip propre, la photo de sa mère et surtout un cahier de poèmes.
République dominicaine, Brésil, le Pérou, l’Équateur, la terrible jungle du Darién, l’Amérique centrale, le Mexique, les États-Unis… Le Canada, finalement. Des milliers de kilomètres, des frontières, des passeurs, des profiteurs, l’horreur , des petits boulots, la faim, la peur , les aberrations administratives encore plus à l’heure d’Internet et surtout, les dépossession multiples.
Un parcours forcément terrible. Et pourtant, le roman réussit à ne jamais être plombant. Il y a d’abord toutes les rencontres. De nombreux personnages restent en mémoire une fois le livre refermé. Des compagnons de route, ceux qui aident, ceux qui profitent de la détresse des autres, ceux qui disparaissent en chemin… Et puis il y a le rire, et le pouvoir des mots. Tenir debout. Ne pas perdre tout de ce qu’on était avant. Avancer encore un peu…
Et c’est bien là aussi le pouvoir de la littérature, de donner chair à des concepts, de mettre des sentiments sur des faits. C’était ça ou mourir est un roman particulièrement nécessaire. Si seulement il pouvait contribuer à faire se tendre quelques mains…
Et je le quitte avec l’envie de découvrir les textes de René Depestre!
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Je viens de le terminer. La polémique comme tu l’a nommés s’est étalée sur Facebook a n’en plus finir.Impossible de l’ignorer.IApas IA est ce le problème si on compare avec le sort des migrant?
Tu as raison, ne nous trompons pas de sujet principal
J’ai été blessée par cette affaire, son ampleur, ses phases virales où tous y compris les médias s’en sont repus.
J’ai aimé ce livre. J’ai aimé ces voix qu’on tente d’invisibiliser. J’ai aimé qu’enfin, on en parle.
Je trouve insensé que les différentes maisons d’édition n’aient pas de processus de vérification. En avril, on a appris que la relation auteurs et éditeurs est indispensable à la construction des romans, dans ses allers et retours de travail.
Et, là les deux maisons d’édition, celle du Canada et celle d’Olivier Nora ne sont pas capables de faire barrage à ce torrent de boue déversé sur cet auteur. J’ai honte . Et je me demande comment fait Thelysson Orelien pour supporter tout ça, y compris s’il a eu recours à l’IA, car de toutes façons, il est et ne sera pas le seul.
Merci de continuer à dire du bien de ce livre. Nous lecteurs, cette bataille ne nous concerne pas : les mots écrits ont créé un pont entre eux et nous et nous devons en parler, comme à notre habitude ! Merci à toi !
C’est tout à fait ça. Merci pour ton commentaire !
Un proverbe chinois dit « parlez de moi en bien, parlez de moi en mal, mais parlez de moi ! »
Cette histoire fait une pub d’enfer à ce roman même si je reconnais que ce soit être dur à vivre pour son auteur…
Un roman que j’avais prévu de lire et que je lirai.
Et son thème le mérite !
Je le lirai car au delà de la polémique et du débat autour de l’IA je pense que le sujet le mérite (et l’auteur aussi) mais j’avoue que je ne sais plus que penser de cette histoire.
Je suis choquée de ce déballage médiatique contre cet auteur, mais bien entendu comme tout le monde maintenant je voudrais savoir…
C’est ça l’essentiel est le sujet de départ qui reste très intéressant
Une fois repéré ce livre, il y a un bout, avant polémique, j’avais envie de le lire, au vu du sujet. Après, comme pour toute lecture, si l’écriture ne me plait pas, je lâche l’affaire; IA ou pas.
Il mérite que chacun s’en fasse son avis