Jour de ressac de Maylis de Kerangal

Mon avis sur le roman Jour de ressac de Maylis de Kerangal, paru aux éditions Gallimard, rentrée littéraire 2024

Mon avis sur le roman Jour de ressac de Maylis de Kerangal, paru aux éditions Gallimard, rentrée littéraire 2024

Je continue l’exploration de la rentrée littéraire par le biais d’autrices dont j’apprécie la plume ! Après Claudie Gallay à Torcello , place à Maylis de Kerangal au Havre, car s’il est un point commun entre ces deux textes, c’est de placer un lieu au coeur du propos.

Dans Réparer les vivants, j’avais été happée par la plume de Maylis de Kerangal qui traduisait si bien l’urgence et le tourbillon des émotions. J’ai retrouvé le même élan ici, autour d’une toute autre histoire, mais tout aussi prenante.

Ici l’héroïne est doubleuse de cinéma, traversant une période professionnelle compliquée, l’IA risquant de prendre sa place. Mère d’une grande fille d’une vingtaine d’années, en couple, elle voit son quotidien basculer : elle est convoquée au Havre, ville dont elle est originaire, dans le cadre d’une affaire criminelle, un corps ayant été retrouvé sur la plage et pouvant avoir un lien avec elle.

Mais très vite, de l’enquête policière, on glisse vers l’intime.

Cette convocation fait resurgir bon nombre de souvenirs, une première histoire d’amour… et le premier chagrin d’amour qui a suivi. Les cicatrices sont-elles solides ? Pas si sûr…

Mais surtout, à travers le parcours de cette femme dans son passé, c’est le portrait de la ville du Havre qui se dessine : la guerre, la reconstruction, le monde d’aujourd’hui…. un personnage à part entière ! L’histoire en tant que telle n’est pas des plus inoubliables mais l’écriture l’emporte !

Cela forme un roman gigogne original et bien mené, dont j’ai eu du mal à quitter l’héroïne!

de Maylis de Kerangal j’ai lu également :

Réparer les vivants Maylis De Kerangal

Un monde à portée de main Maylis de Kerangal

A ce stade de la nuit de Maylis de Kerangal

 Naissance d’un pont

Mes avis lecture Rentrée littéraire 2024


Jacaranda de Gaël Faye

Madelaine avant l’aube Sandrine Collette

De femme et d’acier Cécile Chabaud

Jour de ressac de Maylis de Kerangal

Terres Promises Bénédicte Dupré La Tour

La Vie meilleure d’Etienne Kern

Les jardins de Torcello Claudie Gallay

Les Merveilles Viola Ardone

Le Palais de l’infortune Donna Leon

Célèbre Maud Ventura

La danse des oubliés Johanna Krawczyk

Dors ton sommeil de brute Carole Martinez

L’Epaisseur de l’aube Nicolas Garma-Berman

Les Âmes féroces Marie Vingtras

Pages volées d’ Alexandra Koszelyk

Bien-être Nathan Hill

Le Club des enfants perdus Rebecca Lighieri

Théâtre

Les Figurants de Delphine de Vigan

Les BD de le rentrée littéraire

Mille femmes blanches Un train pour la gloire

Peter Pan de Kensington Jose Luis Munuera

Ohio La Belle Rivière Brada Fred Duval

Eden Glitter Le Demi-Monde Éric Corbeyran

BD Qui m’aime me suive

BD Wyoming, 1863


En savoir plus sur Tours et culture

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

32 commentaires

  1. Ce roman m’a d’emblée fait de l’oeil, en plus j’ai envie d’aller au Havre, je pourrais associer les deux 🙂

  2. L’autrice est passée à la Grande librairie, il y a 2 ou 3 semaines. Son « Canoës » est déjà dans ma liste depuis un moment. Je vais devoir ajouter ce titre !

  3. C’est clair que ce roman se prête à la déambulation urbaine et humaine. Après j’ai été moins conquise que toi, c’est sûr aussi !

  4. J’ai un peu peur de me perdre dans le livre gigogne, mais je vais quand même essayer

  5. Je n’ai pas vraiment été touchée par l’héroïne mais plutôt par le portrait de la ville … Et les conséquence de la destruction sur la manière d’appréhender l’espace et l’histoire. L’image du récit gigogne est très juste !
    Si tu le souhaites, tu peux inscrire ta note à l’activité « Sous les pavés, la plage » …

  6. J’aime beaucoup l’écriture de cette auteure, dont j’ai lu plusieurs romans. A voir pour celui-là, j’ai vu que certains lui reprochent trop de multiplicité thématique, mais ce n’est visiblement pas ton cas…

  7. Je trouve que ton expression  » roman gigogne » caractérise bien ce titre, on passe de la surface à une intériorité dans le flux de conscience de la narratrice, et les différentes facettes de la ville évoquent aussi ses différentes « blessures ». les deux thématiques fonctionnent bien.

Laisser un commentaire