Venise à double tour Jean-Paul Kauffmann

Éditions des Équateurs , février 2019

Je cherchais un livre pour accompagner mon séjour à Venise ce cet été , j’ai été comblée avec celui-là!

Jean-Paul Kauffmann s’installe pour quelques mois à Venise, dans le quartier de la Giudecca  et se lance dans une mission originale : recenser les églises dé-consacrées, fermées, abandonnées de la cité des Doges, et tenter de s’en faire ouvrir un maximum de portes.

Cette quête, c’est aussi celle de son passé, à la recherche d’un souvenir fugace d’un tableau aperçu lors de sa première visite de la ville il y a bien longtemps.

Au fil de ses recherches (plutôt infructueuses et complexes ! ) et des belles rencontres qu’il fera à Venise, on croise Hugo Pratt, Leonardo Sciascia, Morand, Lacan, Sartre… j’ai parfois lu un peu en diagonale certaines réflexions, m’attachant surtout à la quête patrimoniale plus qu’à celle propre à l’auteur.

A travers ce livre, on réfléchit aussi à la Venise d’aujourd’hui, entre bateaux de croisière, tourisme de masse et fréquentation des églises en chute libre, à la complexité d’entretenir un patrimoine bien trop vaste pour les finances actuelles, à la nécessité de sacrifier certains vestiges du passé pour mieux en restaurer d’autres.

On souffre à la description de certaines églises délabrées, ruinées, on espère la restauration et la réouverture d’autres, comme San Lorenzo ouverte à l’occasion des biennales d’art contemporain… D’ailleurs, c’était le cas pendant notre séjour, et je n’ai pas manqué de m’y rendre! Entre échafaudages et oeuvres éphémères, on devine la splendeur d’antant…

On reste fasciné par la beauté de la pierre d’Istrie, des sculptures qui résistent au temps… et on a envie de suivre les traces de l’auteur de l’une à l’autre de ces églises, tout en sachant que l’on y trouvera vraisemblablement porte close.

J’ai aussi poussé jusqu’aux murs du jardin d’Eden, ancienne propriété d’Hundertwasser, où derrière le mur on aperçoit végétation luxuriante et quelques statues…

Une lecture d’autant plus appréciée donc que je l’ai faite en parallèle à ce voyage et qui m’a donné envie de me rendre dans certains lieux où je ne serais pas allée.

A recommander à tous ceux qui s’intéressent à Venise!

Quelque soit l’angle d’approche, une chose est sûre, Venise est toujours aussi envoûtante…

L’image contient peut-être : plein air et eau

Quand aux photos de mon voyage estival, j’espère commencer bientôt à vous les faire partager, une fois le rush de la rentrée passée et de l’emménagement – aménagement de mon nouveau chez moi!

8 commentaires

  1. Bonsoir Eimelle, la démarche est originale. Décrire une Venise inconnue par l’intermédiaire de ses églises. Un livre que j’ai acheté pour la bibliothèque loisirs dont je m’occupe. Bonne soirée.

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  2. Si je retourne un jour à Venise (comme je l’espère) je penserai à ce livre. Je me souviens quand j’étais jeune à la campagne internationale pour sauver Venise, des sommes colossales récoltées qui sont allées dans les poches de politiciens véreux. C’est toujours avec amertume que j’y pense quand je vois toutes ces beautés dégradées. J’ai été choquée lors de mon dernier séjour par l’envahissement des boutiques asiatiques bon marché qui se mettent au niveau du tourisme de masse en mettant des objets « artisanaux » made chez eux. Ce qui entraîne la fermeture des verreries et la fin de tout un artisanat d’art patrimonial qui devrait pourtant être protégé.

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