ILS N’ONT RIEN VU THOMAS LEBRUN

Au théâtre Olympia de Tours, dans le cadre du festival Tours d’horizons.

Pièce chorégraphique librement inspirée de Hiroshima mon amour de Marguerite Duras et d’Alain Resnais, chorégraphie de Thomas Lebrun.

avec : Maxime Camo, Raphaël Cottin, Anne-Emmanuelle Deroo, Karima El Amrani, Akiko Kajihara, Anne-Sophie Lancelin, Matthieu Patarozzi, Léa Scher, Yohann Têté

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Thomas Lebrun s’est emparé des mots de Marguerite Duras autour de son « Hiroshima mon amour », pour concevoir un spectacle évoquant à la fois l’histoire tragique de cette ville japonaise devenue tristement célèbre avec le bombardement atomique du 6 août 1945 et de façon plus générale le temps, la disparition, la mémoire, et la répétition des drames de notre histoire.

Quel ressenti impriment-ils en nous ? Qu’en reste-t-il dans nos mémoires ?

Au delà de la superbe performance corporelle des danseurs, que ce soit pour les tableaux de groupe millimétrés, que pour la force émotionnelle transmise (cette silhouette rouge en train de se consumer… ) j’ai trouvé l’esthétique de ce spectacle particulièrement réussie.

L’ensemble lumières-costumes-décors présente de très beaux tableaux, des traditionnels origamis avec le pliage des grues, à la danse des éventails en passant par le déploiement du « Boro », sorte de patchwork  symbolique, une véritable immersion dans le Japon d’hier et d’aujourd’hui.

Les scènes autour des bombardements sont très fortes, une lenteur, une tension, qui marquent.
La bande son est également très suggestive, entre musiques, paysages sonores, court extrait du film et témoignage d’une rescapée d’Hiroshima.

J’ai un peu moins accroché avec la dernière partie, qui évoque de façon un peu parodique les catastrophes de notre monde, de l’esclavage au Bataclan, de l’anéantissement des indiens au duo Trump-Kim Jong-un, mais cela fait sens, et relance encore la réflexion.

Bref, un spectacle très fort, qui sera à retrouver à Chaillot l’année prochaine !

Et en attendant, on peut retrouver l’artiste Rieko Koga qui a réalisé le Boro au CCCOD dans le cadre de l’exposition « antinymphe » du 06 – 16 juin 2019
https://www.cccod.fr/galerie-experimentale-2019/

Pour en savoir plus sur le spectacle http://cdntours.fr/spectacle/ils-nont-rien-vu

musiques Georges Delerue Giovanni Fusco Hibari Misora…
création boro Rieko Koga
lumière Françoise Michel
son Mélodie Souquet
costumes Jeanne Guellaff

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