Les Rêveurs Isabelle Carré

Grasset

Voilà un livre surprenant!
Je l’ai ouvert par curiosité, parce que j’apprécie l’actrice, sans trop savoir à quoi m’attendre et j’ai été agréablement surprise.

Cela commence tranquillement, comme un roman qui ressemble beaucoup à une auto-biographie, avec une part d’imaginaire pour combler les manques, souvenirs d’enfance, réels, reconstruits, rêvés, dans une famille où l’on s’aperçoit très vite que les failles sont nombreuses.

Et c’est là que tout d’un coup , au détour d’un chapitre, on se laisse surprendre… une situation, une angoisse, une réflexion, et nous voilà plongés dans nos propres souvenirs, comme en écho, et l’émotion affleure là où je ne l’attendais pas…

Derrière la comédienne « discrète et lumineuse » comme le dit la presse, on découvre des pans de la femme que l’on n’imaginait pas, la petite fille qui se rêvait danseuse, l’adolescence dans une famille qui explose, l’hôpital psychiatrique, la solitude, si jeune, le père homosexuel, et surtout l’importance de l’écriture et de ce métier qui permet de libérer bien des émotions.
Apprivoiser sa vie à travers celle des autres.

Il y a de belles réflexions, de belles images, comme cette ardoise magique pour chasser les mauvais souvenirs, le portrait d’une époque aussi, bref, une jolie découverte, et je regarderai certainement d’un autre œil ses prochaines apparitions sur petit et grand écran!

Présentation de l’éditeur
« On devrait trouver des moyens pour empêcher qu’un parfum s’épuise, demander un engagement au vendeur – certifiez-moi qu’il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l’odeur de leur mère, d’une maison, d’une époque bénie de leur vie, d’un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l’odeur de leur enfance… »
I. C.

Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.

challenge1

10 commentaires

  1. Je mesure mon retard ! Tu en es déjà à la rentrée 2018 alors que je continue la rentrée septembre 2017 ! Mais ce n'est pas grave. L'important est de lire ce qui nous intéresse et de faire de belles découvertes. J'ai toujours un peu de mal avec les auteures qui parlent d'elles-mêmes. Mais c'est certainement un tort; Toutes ne sont pas narcissiques et parler de soi, c'est aussi parler des autres !

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