Niels d’Alexis Ragougneau

éditions Viviane Hay

Danemark 1943, Niels Rasmussen rejoint alors la Résistance et devient le saboteur de génie qui remodèle la ville occupée à coups d’explosifs. Quand le conflit mondial s’achève,alors qu’il va devenir père une page du Parisien Libéré glissée dans un courrier anonyme va infléchir le destin. Dans la rubrique “Épuration” Niels lit :
C’est le 7 mai que le dramaturge Jean-François Canonnier, actuellement détenu à Fresnes, passera devant la Cour de justice de la Seine. 
Éperdu d’incompréhension et pour sauver son « frère de cœur », il entreprend une odyssée qui fera vaciller toutes ses certitudes quant à l’héroïsme, la lâcheté, la Résistance et la collaboration.

Mon petit mot

Combien de fois me suis-je dit : encore un roman sur la seconde guerre mondiale, c’est bon j’en ai déjà lu des dizaines!
Et puis régulièrement, un avis, un mot sur une quatrième de couverture et je me laisse embarquer dans une nouvelle histoire… et j’ai fort bien fait car ce roman historique est très réussi !

C’est l’évocation du monde du théâtre qui m’a séduite, ainsi que la nationalité du héros, l’avis d’un Danois, pourquoi pas!

Nous sommes à la fin de la guerre, à l’heure où certains retournent bien vite leur veste, où d’autres reviennent des camps, et où d’autres s’enfoncent.
Nous sommes au théâtre, ou du moins dans ce qu’il en reste.
Et puis nous revenons en arrière. Qu’ont-ils réellement fait les uns et les autres pendant ces années noires? Qui sont les vrais héros, les vrais salauds?
Il y a beaucoup plus de gris que de tout noir ou tout blanc.

On croise de vraies figures du théâtre de l’époque, Jouvet, Cocteau, Guitry… on découvre aussi les procès menés à la va vite à la fin de la guerre, et surtout que rien n’est jamais simple…
Bref, une belle découverte!

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