Le Canapé rouge Michèle Lesbre

Editeur : Sabine Wespieser

Parce qu’elle était sans nouvelles de Gyl, qu’elle avait naguère aimé, la narratrice est partie sur ses traces. Dans le transsibérien qui la conduit à Irkoutsk, Anne s’interroge sur cet homme qui, plutôt que de renoncer aux utopies auxquelles ils avaient cru, tente de construire sur les bords du Baïkal un nouveau monde idéal.
À la faveur des rencontres dans le train et sur les quais, des paysages qui défilent et aussi de ses lectures, elle laisse vagabonder ses pensées, qui la renvoient sans cesse à la vieille dame qu’elle a laissée à Paris. Clémence Barrot doit l’attendre sur son canapé rouge, au fond de l’appartement d’où elle ne sort plus guère.

Mon petit mot
Un court roman qui oscille entre passé et présent, comme au rythme du train, un voyage en Russie, un voyage dans le passé, une pause …
Une vieille dame, des amours, et les paysages de la Russie et de la Seine qui se mêlent…
Le temps de tourner la page, sur les amours et combats de jeunesse, sur un certain militantisme, sur l’absence d’un enfant…
Les combats de femmes et amoureuses du passé qui rythment le roman…
La musique, et Anna Prucnal chantant Souliko…

J’étais entrée plus facilement dans l’autre roman de Michèle Lesbre lu (Un lac immense et blanc), 
les références littéraires m’ont ici moins parlé, mais l’auteure donne une nouvelle fois envie de lire d’autres textes en écho au sien, au fil des citations… et vient renforcer mes envies de découverte de la Russie…
Bref, une invitation au voyage, ou tout au moins, à la lecture! 

vues du lac Baïkal



 

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