La duchesse d’Amalfi, John Webster

Webster John, La duchesse d’Amalfi

En lien avec le voyage en Italie du printemps:

La Duchesse d’Amalfi de John Webster (1580-1625) tient une place de choix parmi les  » tragédies sanglantes  » de l’époque élisabéthaine, à cause de l’horreur tragique qui s’en dégage, de la force du dialogue et du grandiose relief des personnages.
Elle met en scène l’histoire vécue de la Duchesse d’Almafi : remariée secrètement à son intendant Antonio Bologna après son veuvage, la duchesse avait dû s’enfuir après cinq ans de bonheur sans pouvoir éviter la vengeance de ses deux frères, le cardinal d’Aragon et le duc Ferdinand de Calabre qui firent tuer Antonio à Milan en octobre 1513.
Je n’avais pas pu aller voir la pièce au théâtre à Tours l’année dernière, mais les articles à ce sujet à l’époque m’avait donné des regrets, alors au moment d’envisager un voyage en Italie du Sud, lire ce texte était devenu incontournable!
Le destin d’une femme… Une femme pour le rôle-titre, rien que ça, ça donne envie non?
Des personnages complexes, sombres, le pouvoir, l’amour, la mort, la religion,  trahison, manipulation, l’italie baroque ou tout est extrême, exagéré, tourné en dérision, pas de temps mort! 
L’intrigue de La Duchesse de Malfi s’inspire de l’histoire vraie de Giovanna d’Aragon, duchesse d’Amalfi, fille de Henri d’Aragon et jeune veuve du duc d’Amalfi Alfonso Piccolomini (mort en 1498) dont elle avait eu un fils. La duchesse avait deux frères l’aîné qui devint cardinal d’Aragon et le plus jeune marquis de Gerace. Veuve, Giovanna avait épousé en secret l’intendant de sa maison Antonio Bologna. Par ordre de ses deux frères elle fut enfermée et assassinée avec ses deux jeunes enfants ainsi qu’un peu plus tard, en 1513, son mari Bologna.

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