BÉRÉNICE Jean RACINE Célie PAUTHE Césarée Marguerite Duras théâtre Olympia

Quand Duras rencontre Racine…

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photo et info

Bérénice de Jean Racine accompagné de Césarée court-métrage de Marguerite Duras (1979)
mise en scène Célie Pauthe

collaboration artistique Denis Loubaton; scénographie Guillaume Delaveau, lumière Sébastien Michaud, costumes Anaïs Romand, musique et son Aline Loustalot, vidéo François Weber, maquillage et coiffure Véronique Pflüger, stagiaire à la mise en scène Antoine Girard, traduction hébreu Nir Ratzkovsky, répétiteur hébreu Zohar Wexler

avec
Clément Bresson
Marie Fortuit
Mounir Margoum
Mahshad Mokhberi
Mélodie Richard
Hakim Romatif

Quelle belle idée d’avoir associé Duras et Racine dans ce spectacle !

Si le texte de Racine est bien connu (et l’on découvre au fil de la pièce que l’on a bon nombre d’alexandrins en tête, beaucoup de répliques « cultes » chez Racine!), je ne connaissais pas du tout le court-métrage de Marguerite Duras qui vient s’intercaler régulièrement entre les scènes et élargit le champ de la réflexion .
Titus va répudier Bérénice… nous le savons, la reine hélas ne deviendra pas impératrice.
Rome est plus fort que l’amour… mais peut-on apporter quelque chose de nouveau à ce texte aujourd’hui ?
Célie Pauthe a choisi d’y associer les mots de Duras, sa prosodie, sa musicalité… Césarée… Césaréa… et c’est sans doute ce que j’en retiendrai principalement, ainsi que l’interprétation de Mélodie Richard en Bérénice, tantôt amoureuse enfantine persuadée de devenir épouse, tantôt femme brisée, tantôt reine magistrale… face à un Titus larmoyant qui m’a moins convaincue.
On plonge avec le film dans cet Orient d’où vient Bérénice, qui, au plus fort de sa colère et de son désespoir envers Titus retrouve d’ailleurs l’hébreu. Bérénice l’étrangère, l’ancienne ennemie…

Les images des statues enfermées dans des échafaudages du court-métrage seront d’ailleurs une des images fortes qui me resteront en mémoire, associées au sable engloutissant en partie le décor de salon contemporain (j’aurais préféré quelque chose de plus intemporel à l’image des costumes que j’ai appréciés ) et  aux voilages blancs….

Le film aide aussi à la contextualisation avec cette tragique année 79 qui verra aussi la destruction d’Herculanum et de Pompei.

Bref, un classique à (re)découvrir et à retrouver jusqu’au 9 mars au CDNT !

Un spectacle qui m’a rappelé une belle soirée avignonaise avec la découverte de Roma de Marguerite Duras où l’on retrouvait un peu la même thématique:
ismène Roma

4 commentaires

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