PRESQUE L’ITALIE Collectif Colette RONAN CHÉNEAU Théâtre Olympia Tours

Collectif Colette 

TEXTE Ronan Chéneau
mise en scène Laurent Cogez
collaboration artistique Marie Filippi
avec Antoine Amblard, Lou Martin Fernet, Blaise Pettebone, Nelly Pulicani, Maxime Taffanel

Regard privilégié: Carine Goron
scénographie Alexis Héroult
lumières Pascal Noël
création musicale et sonore Maxence Vandevelde
Costumess Elsa Bourdin
Coordination technique Olivier Moralès, Camille Enault

Mon petit mot

«Peut-être qu’il est temps, le temps de quelque chose comme…regarder, faire autrement… je ne sais pas. Temps de commencer autre chose, tu as raison…maintenant ou jamais.»

J’avais découvert avec plaisir cette compagnie l’année dernière lors du festival WET :

Festival Wet° Pauline à la plage collectif Colette
et le plaisir est confirmé!

D’abord, il y a l’envie de retrouver Blaise Pettebone, Nelly Pulicani, les jeunes comédiens, que l’on a connus grâce au dispositif du JTRC, que l’on a suivis de spectacles en spectacles, de les voir évoluer dans un nouvel univers… et de confirmer tout le bien que l’on pense d’eux!

Et puis il y a aussi la curiosité de découvrir un texte, un auteur… là aussi pari réussi!

Voilà un spectacle qui comporte de différentes strates!

Cela commence (comme dans Pauline à la plage, ce spectacle se place d’ailleurs tout à fait dans la continuité du précédant) par des références à la nature, en l’occurrence ici à la belle de nuit, l’ Epiphyllum oxypetalum, cette fleur éphémère qui ne s’ouvre que l’espace d’une nuit par an…

Comment un instant si éphémère peut faire basculer le cours d’une vie…

Des amis se retrouvent dans une maison bien délabrée, où la nature reprend peu à peu ses droits…
L’avenir s’annonce particulièrement sombre.
Quels choix faire ?
Continuer à fuir vers l’avant, vers l’ailleurs?
Revenir à l’essentiel? Et quel est-il?
La pièce oscille alors entre questionnement quasi philosophique, et « intermèdes » légers ou tendres, au fil des souvenirs de vacances du groupe.
On passe ainsi de vrais rires à la réflexion et à des silences qui bouleversent.
La scénographie comporte quelques belles trouvailles (ce qui sert de balles de tennis dans les souvenirs, pour ne pas en dire plus, visuel très bien trouvé!).
La mémoire fuit, le passé se dé/reconstruit, les valeurs de l’amitié, l’amour non partagé, le rapport à l’autre, la solidarité, l’entraide, … une pièce douce-amère que je vous conseille de découvrir!

Et ce « Presque L’Italie » peut participer à ce mois italien!

La maison se situe à la frontière italienne, les souvenirs oscillent entre les deux pays, une chanson italienne résonne, et une scène est même entièrement jouée en italien, et c’est un des très forts moments du spectacle!
Une pièce à prolonger pourquoi pas par le visionnage de ce film, présenté dans les images évocatrices de la création, dans le dossier pédagogique du spectacle
Le Jardin des Finzi-Contini, de Vittorio De Sica

2 commentaires

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