Ceux qui avaient choisi Charlotte DELBO RESISTANTES Les filles aux mains jaunes

Une série de spectacles autour des guerres, avec trois propositions très différentes, et qui me laisseront toutes des souvenirs fots!

 Les filles aux mains jaunes Michel Bellier  Joëlle Cattino

Girasole

 Les filles aux mains jaunes Michel Bellier  Joëlle Cattino
  • avec: Valérie Bauchau, Anne Sylvain, Céline Delbecq, Blanche Van-Hyfte
  • Mise en scène : Joëlle Cattino
  • Lumières et scénographie : Jean-Luc Martinez
  • Costumes : Camille Levavasseur

Deux coups de coeur à la suite au girasole !
Après Vita#bis, dans un genre bien différent, beaucoup d’émotions avec ces filles aux mains jaunes.

Nous sommes en 1914. 4 jeunes femmes travaillent dans une usine d’armement, les hommes sont au front, il faut nourrir la famille, continuer à vivre malgré tout…  Mais chacune a un destin bien différent.

Il y a d’abord la grande histoire, et l’envers de la guerre. Les hommes au front, les femmes à l’usine.
Les lignes bougent, doucement …

Et puis il y a les histoires individuelles de ces quatre femmes, quatre très beaux portraits, toutes très bien interprétées, qui vont élargir tout à coup leur champ de vision.

Du droit de vote des femmes aux conditions de travail, des mouvements féministes à ceux des ouvriers… la société bouge et chacune n’y fait pas face de la même manière.
Et tandis que les combats féministes et sociaux prennent de l’ampleur, les nouvelles dramatiques en provenance du front ne leur laissent pas de répit…  on rit    on est ému… un véritable coup de coeur pour moi!

Peu de décors, qqs lumières, des sons, les gestes répétitifs du travail qui deviennent une véritable chorégraphie… efficace!
A voir, sans hésiter!

Ceux qui avaient choisi Charlotte DELBO  Mise en scène Alain BESSET

avec : Cécile BESSE, Jean-Jacques CORNILLON, Sabrina LORRE, Alain BESSET, Yann MERCIER Vidéo et bande son : Aurélien CENET 

Théâtre des Italiens

Ceux qui avaient choisi Charlotte DELBO  Mise en scène Alain BESSET

La pièce est construite autour de deux scènes : les derniers adieux  de « Françoise » (Charlotte Delbo) et de son mari « Paul » (Georges Dudach), qui va être fusillé le 23 mai 1942, alors qu’elle même sera déportée, et une autre 20 après où, à Athènes, Françoise rencontre universitaire allemand spécialiste de la Grèce antique… et officier de la Wehrmacht pendant la guerre…

Dans la série « auteure » de ce festival… un texte qui devient encore plus indispensable aujourd’hui.

Voir, comprendre, demeurer vigilant, toujours.
Résister .
Agir.

La comédienne qui interprète le rôle de Françoise fait passer le message de Charlotte Delbo de très belle manière.
Ils symbolisent deux mondes, cette rencontre improbable est très questionnante.

Se reconstruire. Se comprendre. Le souvenir, le pardon, la culpabilité… le dialogue est fort (je n’ai pas trouvé d’ailleurs que la vidéo apportait grand chose, le texte se suffit à lui même, tout comme le jeu du comédien que j’ai trouvé un peu en dessous, mais ces bémols n’enlèvent rien à l’importance d’aller entendre les mots de Charlotte Delbo! ) . 

Il est plus que jamais nécessaire de ne pas oublier et de faire les bons choix…

RESISTANTES, de Franck Monsigny Stanislas Grassian

Petit louvre

  • avec Lenie Cherino, Sandra Dorset, Caroline Filipek, Maud Forget, Franck Monsigny, Manuel Sinor
  • Mise en scène : Stanislas Grassian
  • Collaboration artistique : Inès Guiollot, Sabine Perraud
  • Lumière : Denis Koranski, Nicolas Gros
  • Musique : Nicolas Chaccour
  • Décors : Sandrine Lamblin
  • Costumes : Alice Touvet
RESISTANTES, de Franck Monsigny Stanislas Grassian

L’histoire vraie dont est inspirée cette pièce m’avait attirée à la lecture du programme. Le résultat à été concluant!
3 juin 44, Liliane Armand, résistante, est dénoncée. Elle cherche un endroit où se cacher, et c’et dans une maison close qu’elle trouve refuge. Pendant 3 jours, elle va partager le quotidien de la maison, en tremblant que l’une ou l’autre ne la dénonce.

Le témoignage de la véritable Liliane ouvre et clôt « Résistantes  » , et fait résonner comme une  évidence ces actes de résistance , de l’engagement, de l’entraide tout simplement…
Un bel hommage rendu!

La confrontation des différents points de vue dans ce huis clos, entre confort personnel – quête de liberté, entraide – égoïsme, drames personnels / nationaux…  en font des questionnements assez universel !

Il y a de l’émotion, de la tension, jusqu’aux derniers rebondissements…

Et en prime, une belle distribution !

3 commentaires

  1. J'ai découvert Charlotte Delbo, il y a une vingtaine d'années à la fac. J'avais suivi un cours sur la littérature concentrationnaire et dévoré bon nombre de témoignages d'anciens déportés. Celui de Charlotte Delbo m'avait vraiment remuée.

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