La Esmeralda Louise BERTIN

La Esmeralda est un opéra en 4 actes de la compositrice Louise Bertin d’après le roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, créé en 1836.

La Esmeralda est un opéra en 4 actes de la compositrice Louise Bertin d'après le roman Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, créé en 1836.
© Jean-Louis Fernandez

Quel plaisir de voir une compositrice oubliée portée à nouveau à la scène ! En 1836, Victor Hugo accède à la requête de Louise Bertin, jeune compositrice élève de Berlioz et Lizst et rédige le livret de cet opéra, adapté de son roman à succès.

Aux pieds de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la trop libre bohémienne Esmeralda déchaine les passions : l’archidiacre Frollo, le bossu Quasimodo et le capitaine Phoebus, sont, chacun à leur manière, séduits par la jeune femme. Mais c’est elle qui en paira le prix…

 Jeanne Desoubeaux et Benjamin d’Anfray ont repris cette oeuvre et en proposent une mise en scène (déconseillée aux moins de 16 ans, mais franchement on a vu beaucoup plus « choquant »), mettant en avant la violence des rapports sociaux homme-femme en particulier. C’est l’ensemble Lélio qui assure la partie musicale, sur des instruments d’époque. La scène d’entrée, par ses costumes et l’écho d’une musique moderne fait le lien entre le Moyen-Age et notre époque.

La scénographie, impressionnante, offre de belles possibilités de jeu.  Jeanne Mendoche domine largement la distribution et donne une belle variété de couleurs à son personnage. Autour d’elle, le trio masculin est plus inégal. Je n’ai malheureusement pas toujours tout compris… L’adaptation resserre l’histoire autour d’Esmeralda et de Frollo et Phoebus autour d’elle, un choix plutôt intéressant… et qui donne surtout envie de relire Hugo!

Un regret… le choeur enregistré et non présent physiquement sur scène… dommage sans doute pour l’émotion du final à mi-chemin entre Jeanne d’Arc au bucher et Le dialogue des Carmélites, bref, le sacrifice des dames… de quoi réfléchir, toujours et encore!

La Esmeralda Louise BERTIN à l’opéra de Tours

Avec

Quasimodo | Christophe Crapez
Clopin Trouillefou | Arthur Daniel
Frollo | Renaud Delaigue
Esmeralda | Jeanne Mendoche
Phoebus | Martial Pauliat

Ensemble Lélio
Piano romantique | Benjamin d’Anfray
Violoncelle | Lucie Arnal
Clarinette | Roberta Cristini
Violon | Marta Ramirez
Basson | Aline Riffault
Et un enregistrement du Choeur de l’Opéra Grand Avignon

Mise en scène | Jeanne Desoubeaux
Direction musicale | Benjamin d’Anfray

Scénographie | Cécile Trémolières
Costumes | Alex Constantino
Arrangements | Benjamin d’Anfray
Lumières | Thomas Coux
Son | François Lanièce


En savoir plus sur Tours et culture

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

10 commentaires

  1. Comme souvent Tours propose de l’original, on est loin des Traviata à l’opéra de paris, etc. (quoique Paris propose parfois du nouveau, mais bref.) Encore une fois j’ai raté le coche, on verra ça la saison prochaine.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *