Nirliit Juliana Léveillé-Trudel

Mon avis sur le roman Nirliit de Juliana Léveillé-Trudel paru aux éditions La Peuplade, octobre 2015

Mon avis sur le roman Nirliit de Juliana Léveillé-Trudel paru aux éditions La Peuplade, octobre 2015

Voilà un roman à l’écriture aussi belle que son sujet est dur…

Direction Salluit au grand nord du Québec, en terre inuit.

Une jeune femme s’y rend chaque année, pour s’occuper des enfants durant les mois d’été (comme l’autrice l’a elle-même fait, ce roman est en grande partie autobiographique) comme la migration des oies sauvages (Nirliit signifie «oie» en inuktitut).

Cette année, elle y cherche également Eva, son amie qui a disparu et dont le fjord n’a pas rendu le corps. Avec elle, on découvre toute la misère de cette population, les tiraillements entre blancs et inuits, le décalage des modes de vie et de l’incursion de la « modernité qui fait des ravages.

Elle suit les destins tragiques de plusieurs personnages et donne un bon aperçu de la vie de ce village inuit. Il m’a manqué peut-être de pouvoir éprouver véritablement de l’empathie pour l’un ou l’autre, d’un savoir un peu plus sur la narratrice aussi peut-être.

C’est sombre, tragique, mais l’écriture très travaillée contrebalance la dureté du propos.

Une belle découverte en tout cas de la plume de cette autrice!

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16 commentaires

  1. J’ai beaucoup aimé cette lecture. L’autrice a repris le personnage de la narratrice dans « On a tout l’automne ». Quelques années ont passé quand elle revient et retrouve les enfants qu’elle suivait devenus jeunes adultes.

  2. J’aurais peut-être plus de chance avec celui-là qu’avec De pierre et d’os auquel je n’ai pas vraiment accroché…

  3. Un très bon souvenir de lecture et une autrice charmante que j’ai eu le plaisir de rencontrer l’année dernière au Festival du livre de Paris. Elle connaît ma petite ville belge et un prof de l’école où je travaille, le monde est petit !

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