Je crois en un seul dieu Stefano Massini / Arnaud Meunier Rachida Brakni Théâtre Olympia

Eden Golan, cinquante ans, professeure israélienne, s’efforce de conserver ses idéaux de gauche. Shirin Akhras, vingt ans, étudiante palestinienne, aspire à mourir en martyre. Mina Wilkinson, quarante ans, militaire américaine, est engagée aux côtés des forces israéliennes dans la lutte contre le terrorisme. Dans un an, dix jours et huit heures, ces trois femmes seront sur les lieux d’un même attentat, à Tel Aviv.
Trois femmes jouées par une seule actrice.
de Stefano Massini
traduction Olivier Favier et Frederica Martucci
mise en scène Arnaud Meunier
collaboration artistique Elsa Imbert  assistante à la mise en scène Parelle Gervasoni
scénographie et lumières Nicolas Marie  création musicale Patrick De Oliveira costumes Anne Autran
régie générale Philippe Lambert
décor et costumes Ateliers de La Comédie de Saint-Étienne
avec
Rachida Brakni

Stefano Massini

Mon petit mot

Quelle performance d’actrice!

Si j’ai eu un tout petit peu de mal à prendre le rythme les premières minutes (pas facile certains soirs d’enchaîner directement travail – théâtre) , je suis sortie du spectacle totalement séduite (et un peu sonnée!).

La tension monte, au fil du compte à rebours terrible, annoncé dès le début, le rythme va crescendo, et nous laisse plutôt KO!
On oublie tout espoir de réconciliation, de compréhension,  ou tout simplement de co-existence pacifique, ce stade est d’emblée déjà dépassé.

Un décor des plus dépouillés, c’est par un geste, une inflexion vocale, une attitude, une musique, un changement de lumière que Rachida Brakni passe d’un personnage à l’autre, avec une sobriété très efficace.

On suit l’évolution des pensées de ces trois femmes, si différentes au premier abord, l’une plaide la paix, l’autre se rêve martyre, et pourtant, leurs paroles finissent parfois par se rejoindre, prononçant finalement chacune les mêmes mots.
Le choix d’une comédienne unique pour les trois rôles est particulièrement pertinent, et renforce les points de rencontres et d’universalité entre elles.
L’américaine, cynique, permet d’alléger un peu la confrontation des deux autres points de vue et de prendre du recul sur les événements mais aussi de s’interroger sur l’attitude du reste du monde face à ce conflit.

L’écriture a une musicalité particulière, des mots, des phrases répétés, mis en relief, resteront en mémoire.
Et nous, entre ces femmes, où en sommes-nous?

A découvrir absolument, pour l’écriture, et pour le travail de Rachida Brakni !

pour en savoir plus jecroisenunseuldieu

Un auteur italien pour le

7 commentaires

  1. Je connais un fan de théâtre qu auaurait bien voulu y assister (mais il s'y est pris trop tard)Pareil pour moi avec Cyrano de Bergerac à Amboise;.. mais les gens sortent!J'attends ton compte rendu de Lakmé, cette fois tu ne vas pas zapper l'opéra? ^_^keisha

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  2. Très intéressant, en effet ! Peut-être sera-t-il au festival d'Avignon cet été ??Je vois que tu continues à aller au théâtre même si tu sembles avoir arrêté le challenge? Ce qui m'a étonnée.

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