Un week-end à Villers-Cotterêts 1

Début juin, nous avons passé un très beau (enfin pluvieux, mais très intéressant !) week-end à Villers-Cotterêts dans l’Aisne, un séjour sans voiture : un train depuis la gare du Nord puis la gare est à moins d’une dizaine de minutes à pieds des lieux à y visiter. L’objectif premier était la visite du château récemment restauré et qui abrite désormais la cité internationale de la langue française (j’y reviendrai dans un article spécifique), mais il y a également un circuit – musée autour d’Alexandre Dumas, l’écrivain né à Villers-Cotterêts qui complète agréablement l’escapade!

Parcours Alexandre Dumas à Villers-Cotterêts

Voir ici pour le tracé : lien

Né à Villers-Cotterêts le 24 juillet 1802, Alexandre Dumas Père y restera jusqu’à ses 21 ans. Plusieurs centaines de pages de ses Mémoires et quelques préfaces de ses romans, évoquent toute l’affection qu’il porte à cette ville et sa forêt. Le circuit permet notamment de découvrir sa maison natale (propriété privée non ouverte à la visite), l’église Saint-Nicolas où il fut baptisé, le pavillon Henri II où il rencontre son ami Adolphe de Leuven, l’hôtel de l’épée où mourut son père le général Dumas… et passe par le musée consacré à la famille.

Le musée consacré à la famille Dumas

grand-père, père et fils!

Un petit musée mais très intéressant pour mieux comprendre le destin assez incroyable de ces hommes! Le grand père d’abord,  Thomas Alexandre Davy de La Pailleterie (1762–1806); né à Saint-Domingue, actuelle Haïti, dit le général Dumas : fils ainé d’un noble normand partit à Saint-Domingue où il prit pour femme une esclave noire qu’il affranchit, nommée Marie-Cessette Dumas. Avant de retourner en France vers 1774, son père vend ses quatre enfants en tant qu’esclaves, mais Thomas Alexandre est racheté par son père et reviendra auprès de lui en France où il reçoit l’éducation d’un jeune noble. S’engageant dans l’armée,  il est le premier général de l’armée française ayant des origines afro-caribéennes. À Villers-Cotterêts le 28 novembre 1792, il épouse Marie-Louise Labouret, fille de Claude Labouret, aubergiste et commandant de la garde nationale. De cette union naissent deux filles, dont une seule survit, et un fils Alexandre en juillet 1802, le futur écrivain, qui n’a qu’à peine 4 ans à la mort de son père.

Mieux connus, le musée relate ensuite la vie d’Alexandre Dumas père et fils, ses premiers succès au théâtre, la consécration littéraire… et sa vie privée complexe avec une exposition temporaire centrée sur Alexandre Dumas fils resté célèbre pour La dame aux Camélias.

C’est une exposition très touchante, intéressante !

J’ai beaucoup aimé ce petit musée au très riche contenu!

Le Pavillon Henri II

Edifié au XVIème siècle, ancienne dépendance du château de Villers-Cotterêts jouxtant les appartements privés de François Ier, le « Pavillon Henri II » fut agrandi et redécoré par le Duc d’Orléans (1725-1785) et devint propriété privée du roi Louis-Philippe 1er en 1843. Il est ouvert ponctuellement pour des visites guidées (voir ici) Nendu en tant que bien national en 1795 à Jean-Michel Deviolaine, figure paternelle pour Alexandre Dumas, proche des Orléans et futur père conservateur des forêts de la couronne. La propriété accueille ensuite un temps le comte suédois Adolphe Louis Ribbing de Leuven lors de son exil en France.

Alexandre Dumas écrit dans ses Mémoires : « La maison de Monsieur Deviolaine était un palais très apprécié par moi… »

Église Saint-Nicolas de Villers-Cotterêts

Elevée en 1173, l’église Saint-Nicolas était alors la chapelle du château bâtie par Philippe d’Alsace et dédiée à Saint-Maur. Comme le château, elle souffrit très durement de la guerre de Cent Ans, puis fut restaurée au début du XVIe siècle. Alors dédiée à Saint-Nicolas, elle fut confiée aux Prémontrés de Clairefontaine, en Thiérache, venus s’installer à Villers-Cotterêts après la destruction de leur abbaye par les Espagnols. Les religieux eurent la charge de la paroisse jusqu’en 1790. Utilisée comme salpêtrière pendant la Révolution, l’église fut rendue au culte peu de temps avant qu’Alexandre Dumas y soit baptisé le 18 août 1802.

Cité internationale de la langue française / Château

J’ai séparé cette partie dans un second article, elle le mérite : c’est ici : week-end Villers-Cotterêts 2 : cité internationale de la langue française

Une participation au RDV mensuel EnFranceAussi organisé par Sylvie du blog Le Coin des Voyageurs  et proposé ce mois ci par Renée de https://www.cahiernomade.com/


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