Singuliers Christophe Carlier

éditions phébus  , janvier 2015

 Franck et Pierre-François, qui ne s’étaient pas revus depuis des années, se retrouvent dans le café qui jouxte un théâtre. L’heure de la représentation approche. À la lisière de leur monde où toute rencontre amicale ou amoureuse semble facile, une femme rôde, insaisissable, qui réunit leurs destins par un fil invisible.

Mon petit mot

C’est dans un bien sympathique roman polyphonique que l’auteur nous entraîne avec brio, autour d’une représentation théâtrale (de quelques heures avant une représentation à la représentation du lendemain très exactement) qui draine de nombreux protagonistes.

Gravitant autour du « Menteur » de Corneille, un acteur, une ouvreuse, un critique, des spectateurs de tous âges, des passants… tous ces personnages vont se croiser, certains se connaissent, d’autres se retrouvent ou vont faire connaissance, d’autres n’auront que le temps de la représentation de commun et n’échangeront peut-être même pas un regard.

Venus là pour des raisons , des envies différentes (pas toutes mettant la pièce en premier), certains ont  bien du mal à laisser leurs soucis au vestiaire et à se laisser pleinement embarquer dans cette représentation…  tout comme l’acteur, qui en sort également, pour tenter de séduire une spectatrice…
Bref, de quel côté de la scène joue-t-on le plus un rôle finalement? Autant d’images d’eux-mêmes composées par les spectateurs avant et après le spectacle que par les acteurs sur scène.

 En quelques mots (sacré challenge d’en dire autant en si court texte! ) , c’est un pan de l’histoire d’une dizaine d’entre eux qui nous est dévoilé, leurs interrogations, leurs espoirs, leurs faiblesses… et autant de petites phrases qui font mouche, et qui ont utilisé bon nombre de post-its, tant sur le monde de l’entreprise, les technologies modernes, l’amitié, le temps qui passe, les personnages à la dérive, cette femme à la marge…  ou les rapports amoureux :  » comment peut-il croire que regarder sa vie me dispense d’habiter la mienne? « 
Bref, une très bonne découverte de cette rentrée d’hiver 2015!

et comme

J’aimais mieux quand c’était toi de Véronique Olmi
 J'aimais mieux quand c'était toi de Véronique Olmi

donnait envie de redécouvrir Six personnages en quête d’auteur, c’est aussi désormais dans le Menteur que je songe à me plonger!

Dans le cadre des challenges

8 commentaires

  1. Tu restes effectivement en plein théâtre : après Pirandello, Corneille! je ne crois pas avoir jamais vu Le menteur. Par contre L'illusion comique est une pièce assez souvent jouée à Avignon.

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