Tous les salauds ne sont pas de Vienne d’ Andrea Molesini

Calmann-Lévy (3 janvier 2013)
traduit de l’italien par Dominique Vittoz

Novembre 1917. L’armée italienne recule face à l’offensive autrichienne. À un jet de pierres du Piave, non loin de Venise, le domaine des Spada est réquisitionné par l’ennemi.

Au fil de la chronique de cette occupation, avec son lot de vexations, d’outrages et de compromissions, se dessine un formidable portrait de famille…

l’illustration de la couverture dans la version italienne
Mon avis
De belles pages sur ce pan de l’histoire de l’Italie qui n’est pas celui que je connais le mieux, le nord-est du pays, les armées allemandes, autrichiennes, italiennes, l’offensive du Piave de juin 1918, l’aviation anglaise, la vie à quelques kilomètres de la ligne de front, mais surtout, la « petite » histoire dans la grande, celle d’un village, celle d’une famille, la villa réquisitionnée, les privations, le manque de nourriture, puis le plus terrible, les viols qui déclenchent la résistance. En face des occupants, les portraits d’une famille italienne, où chacun va se mettre à résister à sa manière, qui en soignant les soldats, qui en communiquant avec l’ennemi, qui en se lançant dans la résistance active.
Inspirée d’une histoire vraie, l’auteur a romancé le destin de certains personnages, mais les lieux et les événements sont tout ce qu’il y a de plus historiques
La guerre, la résistance, mais qui ne fait pas oublier la vie. L’amour. Patriotisme et romantisme. Sentiments individuels parfois en lutte avec l’intérêt collectif. C’est aussi la peinture d’un monde en train de changer, la grande bourgeoisie du XIX, le monde des chevaux, en train de céder sa place au monde du XXème. 
PS: Si comme moi vous n’êtes pas spécialistes de cette région, un œil sur une carte peut aider pour comprendre cette ligne de front. Aujourd’hui, le cimetière militaire du Monte Grappa est l’un des principaux ossuaires militaires de la Première Guerre mondiale, ainsi qu’un musée de la Grande Guerre.
la ligne de front

10 commentaires

  1. bonne année Eimelle, ce livre m'intéresse après la lecture de Rumiz et de Von Rezzori cet écroulement de l'empire Habsbourg vu de sa marge me passionne.

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