Le Maestro: A la recherche de la musique des camps , Thomas Saintourens

Octobre 2012
Éditeur Stock

Le Maestro Thomas Saintourens
À Barletta, ville du sud de l’Italie, un homme fascinant redonne vie à des musiques oubliées. Depuis plus de vingt ans, Francesco Lotoro, pianiste de formation, recherche puis enregistre avec un orchestre local les oeuvres composées plus ou moins clandestinement dans les camps pendant la Seconde Guerre mondiale.
« Permettre aux musiciens de continuer à travailler était aussi un moyen de mieux les contrôler. Dans le camp d’Auschwitz, il y avait sept orchestres. Quand j’ai commencé, je pensais retrouver tout au plus quelques centaines d’oeuvres », expose Francesco Lotoro Depuis il a retrouvé quatre mille partitions écrites dans ces difficiles conditions. L’homme les archive, à l’exemple d’une pièce en cinq actes écrite sur du papier hygiénique, signée Rudolf Karel, disciple d’Antonín Dvorák, compositeur tchèque bien connu.
 Son devoir de mémoire prend peu à peu la forme d’une série de disques, dont six ont déjà paru, sous le label KZ Musik.
Mon avis:
Un bel hommage à la quête de Francesco Lotoro!
Double hommage en fait, à ce chercheur passionné, et aux musiciens déportés.
On suit les traces du pianiste, sur la piste des partitions composées par des musiciens déportés par les nazis pendant la Seconde guerre mondiale, on découvre le destin tragique de ces compositeurs, comment ils sont parvenus à continuer à produire de la musique, dans les pires conditions, un document à la fois bouleversant et très intéressant.On alterne entre les recherches de Lotoro, ses enregistrements, d’archives en voyages, de scènes familiales… (qui apportent souvent une touche de légèreté bienvenue) et les pages biographiques d’une quinzaine de musiciennes et musiciens.
La musique, au-delà de tout.

2 commentaires

Laisser un commentaire