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Maria Vittoria d’Elise Valmorbida

éditions Préludes
Traduit par Claire Desserrey

Une saga familiale comme je les aime, autour d’un personnage féminin marquant!

Tout commence en 1923 dans un minuscule village italien, au coeur de la montagne, dans les Dolomites.
Pour les parents de Maria Vittoria, il est temps de trouver un mari à leur fille. Pas question de sentiment, il s’agit de trouver le meilleur parti possible. Acheter. Vendre.

Tout au long du roman, un leitmotiv faire « belle figura ». Préserver les apparences, toujours. Montrer ascension sociale, respectabilité.
Peu importe si une fois la porte refermée, c’est la violence et le désenchantement qui priment.

Nous suivons le destin de cette jeune femme, son mariage donc, l’installation dans la plaine, la création d’une épicerie, la naissance des enfants… et puis la guerre.
Entre fascisme, résistants, américains, famine et bombardements, la région de Vicenze ne sera pas épargnée par ses années noires.

Mais la guerre ne change finalement pas grand chose, le poids de la religion, de la domination masculine, le travail essentiel (on travaille pour manger, on mange pour travailler, le deuxième leitmotiv) et c’est au final la promesse d’une terre promise, l’Australie, qui suscite un petit espoir…

Et d’ailleurs qui sait, pourquoi pas une suite autour de cette nouvelle vie en Australie? 

Le livre s’achève sur plusieurs recettes de cuisine évoquées dans le roman, certaines que l’on essaiera avec plaisir pour retrouver les saveurs italiennes, d’autres que l’on se contentera de lire comme celles des temps de pénurie!


D’origine italiene, Elise Valmorbida a grandi en Australie avant de tomber amoureuse de Londres. Auteure de nombreux essais et romans, elle donne des cours de creative writing et dirige une entreprise de consultants en communication. Maria Vittoria est son premier roman publié en France.

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