Simple Julie Estève

Stock (22/08/2018)
On ne l’appelle jamais Antoine Orsini dans ce village perché au coeur des montagnes corses mais le baoul, l’idiot du coin. À la marge, bizarre, farceur, sorcier, bouc émissaire, Antoine parle à sa chaise, lui raconte son histoire, celles des autres, et son lien ambigu avec Florence Biancarelli, une gamine de seize ans retrouvée morte au milieu des pins et des années 80.
Qui est coupable ?

Mon petit mot

Après Lola :
Moro-sphinx

c’est Antoine (et sa chaise) qui vont marquer les esprits.

Julie Estève a choisi comme héros de son nouveau roman un « simple », personnage atypique, au coeur d’une Corse rurale.

Antoine dresse le bilan de sa vie, revient sur son enfance, ses errances, la mort de cette jeune femme dont il fut accusé sans savoir, sans pouvoir se défendre.

Julie Estève a trouvé pour lui une langue particulière, pour exprimer sa vision du monde, ses émotions, ses incompréhensions aussi.
Elle dresse un portrait touchant de ce marginal, et à travers lui de toute une société villageoise, plutôt fermée sur elle-même.
A la marge, il sait tout des travers de chacun, des bassesses des uns et des lâchetés des autres.
On entrevoit aussi le regard que les autres portent sur lui, celui de son frère en particulier, de rares personnages positifs qui lui ont tendu la main.

Un court roman, qui ne laisse pas indifférent!

6 commentaires

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