C’est la vie, répétition publique, TO Mohamed El Khatib collectif Zirlib

Une performance documentaire du Collectif Zirlib / Création 2017Avec Fanny Catel et Daniel Kenigsberg

Texte et Conception : Mohamed El Khatib
Réalisation : Fred Hocké et Mohamed El Khatib

Pour en savoir plus http://www.zirlib.fr

Note d’intention
Quand le fils de Daniel est mort, ce dernier jouait le rôle de Phoenix dans Andromaque.

Sans jamais que l’on sache s’il pleurait pour son personnage ou pour lui ou un peu des deux.

Daniel à 61 ans, il est grand et bedonnant, acteur en fin de carrière.
Fanny à 37 ans, elle est petite et filiforme, actrice qui multiplie les projets.
Le fils de Daniel s’est donné la mort à 25 ans.
La fille de Fanny a disparu à 5 ans.
Tout semble les opposer mais fondamentalement tout les réunit.

Mon petit mot

Le théâtre olympia ouvre les portes de sa salle de répétition, pour présenter « C’est la vie », nouveau projet du collectif Zirlib.
Ce sont toujours des instants à part, cette première rencontre avec un spectacle pas encore tout à fait abouti, quelles seront encore les évolutions, quel sera son devenir… beaucoup de curiosité en poussant la porte!

Ici la rencontre est choc.
Un thème particulièrement douloureux : un homme et une femme ayant chacun perdu un enfant dans des circonstances tragiques.  Particulièrement dérangeant aussi, puisque les deux comédiens ont vécu cette tragédie.

Et c’est là que le théâtre commence, avec une réflexion sur le « métier » d’acteur, le fameux « rôle de sa vie » et autres petites phrases qui prennent un sens terrible.
Où est la fiction, où est la réalité, où est-elle déformée?
Passer du réel à l’universel, du pathos à la poésie… le pouvoir des mots… leur manque aussi… des émotions et des états qu’ils ne pourront jamais transcrire.

La construction est habile, entre passage vidéos, textes projetés ou épais livret à l’intention du spectateur, du documentaire au spectacle, on oscille en permanence entre grosse boule d’émotion et vrai rire (et oui, de vrais passages drôles, dans les adresses écrites au spectateur en particulier, heureusement, il faut une soupape!) .
Cela m’a fait penser d’ailleurs au bouleversant livre de Sophie Daull, où le rire n’était jamais loin des larmes:

 Camille, mon envolée

On en sort un peu sonné, des petites phrases en tête, silencieux…

Un projet à suivre en tout cas!

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