D’acier Silvia Avallone

Traduit de l’italien par Françoise Brun

Mon petit mot

Bien partit pour être mon coup de coeur de ce mois italien!

Piombino… sous un certain angle, un décor de rêve… la mer, une douce cité italienne, la Toscane.. la dloce vita quoi!

Oui, mais sous un autre angle, Piombino, c’est un grand complexe sidérurgique, frappé par la crise…

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et c’est dans ce décor beaucoup moins carte postale que Silvia Avallone nous plonge avec force.

Un roman prenant, poignant, des personnages qui ne vous lâchent pas et vous trottent dans un coin de la tête dans la journée en attendant de pouvoir les retrouver, dès le premier chapitre, j’ai été happée par cette histoire.
Entre roman initiatique pour ces adolescentes, et histoire socio-économique d’une Italie en crise, D’acier est une vraie réussite!

Une jeunesse en perdition, entre drogue, prostitution, mirages de la télévision ou des magouilles, des adultes pas mieux lotis, entre femmes écrasées et misère économique,  la cité a beau se nicher près d’un paysage de carte postale à deux pas de l’île d’Elbe, la misère n’en est pas moins grande.
Et la révolte couve dans le coeur des adolescentes, en même temps que les premiers émois amoureux naissent…

C’est puissant, et comme les personnages, les lieux s’ancrent en mémoire, l’usine, la cité, la boite de nuit, la plage, le jardin… beaucoup d’images fortes… et de drames.

Un très beau premier roman!

Dans le cadre du

33 commentaires

  1. Je n'ai lu que du bien de ce roman, de cette auteur. Avec Niccolo Ammaniti, je crois que ce sera un des auteurs italiens que je lirai bientôt.

  2. J'ai adoré ce roman aussi, je n'ai que rarement lu quelque chose d'aussi fort. Contrairement à Hélène, je n'ai pas encore lu Marina Bellezza de crainte d'être déçue…

  3. j'ai lu et adoré Marina Bellezza alors si c'est du même acabit, je dis oui tout de suite (j'attends simplement qu'une amie me le prête en fait ^^!)

  4. Une très belle découverte pour moi aussi que je te dois à toi, E)imelle, et à la librairie Passerelles de Vienne (38) qui me l'a mis d'office entre les mains en juin dernier quand je lui ai dit que je cherchai des romans d'auteurs italiens! Ma chronique arrive dans l'après-midi 🙂

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