Le retable du Liget à Loches

Le retable du Liget, triptyque par Jean Poyet, une des œuvres stars de l’exposition Tours 1500 capitale des arts, dont je vouas parlais il y a peu, est de retour à Loches, 52 ans après avoir quitté l’église Saint-Antoine. (Pour faire suite : visiter Loches
Datée de 1485, cette huile sur bois, classée monument historique en 1901 provient de la Chartreuse du Liget.
Située en pleine forêt de Loches, la chartreuse , fondée par Henri II Plantagenêt, fût en grande partie détruite à la Révolution et les oeuvres d’art dispersées.
Je vous invite cependant, si vous passez par là, à aller voir les vestiges qui subsistent, de la Chartreuse, la Corroirie,   et de la Chapelle du Liget : http://www.lachartreuseduliget.fr/histoire.html
et http://www.corroirie.com/

Bref, parmi ces  trésors, les « Caravage de Loches » dont j’ai déjà parlé ici, et ce triptyque de la Crucifixion.

Retable du Liget Jean Poyet Triptyque Loches

Une inscription (pas très discrète!) permet d’en connaître le commanditaire : Jean Béraud, prieur de la Chartreuse, que l’artiste a représenté en prière à côté du tombeau.

détail du retable : le commanditaire

Les trois parties du triptyque du Liget représentent le Portement de la Croix, la crucifixion , où les nombreuses lances et la croix brisée au premier plan insistent sur la souffrance et la violence imposées au Christ, tout comme l’évanouissement de la Vierge.
Dans la mise au tombeau, deux des saintes femmes en prière sont tournées vers le commanditaire.

A la Révolution française, il a été vendu à un Lochois, qui le donnera à l’église Saint-Antoine, construite en 1812 où il sera visible de tous pendant plus d’un siècle.  En 1960, il est installé dans l’appartement d’Anne de Bretagne au Logis royal.

A voir à Loches (gratuitement)

Après son exposition au musée des Beaux-Arts à l’occasion de Tours 1500, le choix a été fait de l’installer dans la galerie Antonine, aux côtés des Caravage de Philippe de Béthune provenant eux aussi du Liget.
Il redevient ainsi visible gratuitement par tous, et non plus réservé aux visiteurs payants du château de Loches où il était jusque là.

Une petite visite à ne pas manquer comme celle de la Chancellerie (gratuite aussi) pour tout savoir de l’histoire de la cité royale de Loches et de ses environs. 

4 commentaires

  1. Et oui, le voilà ce fameux retable qui nous a valu d'être au pain sec pour les Caravage ! mais nous avons admiré le Poyet à Tours et c'est une oeuvre majeure qu'on reverra avec plaisir le jour où l'on repassera par Loches pour les Merisi !!

  2. J'ai un souvenir ému de la Chapelle St Jean du Liget un peu plus loin ,toute ronde,toute blanche et ses jolies peintures muralesBonne journée

  3. Elle a été restaurée il y a peu, cela fait partie des petits trésors loin des touristes qu'offre la région!Elle a un côté champignon au milieu des champs qui a beaucoup de charme!

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