Opéra de Tours Thais Massenet Duffaut

Opéra de Tours Thais

Thaïs de Massenet Opéra de Tours, octobre 2011

Une ouverture de saison au grand théâtre de Tours en deux avec les portes ouvertes de l’opéra et répétitions publiques de Thaïs le samedi 8 octobre, puis à la représentation du 18. Encore une fois, un grand merci à l’opéra de Tours pour cette formule, pouvoir assister à des répétitions en amont des représentations est vraiment passionnant! Ces explications sur l’oeuvre, la mise en scène, le travail des chanteurs… de quoi voir la représentation tout autrement, et en profiter encore plus! 

Reportage sur la production à voir ici :

Opéra de Tours Thais  

Jules Massenet Thaïs, 1894
livret de Louis Gallet d’après Anatole France
Nouvelle co-production Opéra de Tours et Opéra d’Avignon et des Pays de Vaucluse
Direction musicale Jean-Yves Ossonce
Mise en scène Nadine Duffaut
Chorégraphie Eric Belaud
Décors Emmanuelle Favre
Costumes Danielle Barraud
Lumières Philippe Grosperrin

Thaïs Sophie Marin-Degor
Athanaël Didier Henry
Nicias Christophe Berry
Palémon Jérôme Varnier
Crobyle Catherine Dune
Myrtale Pauline Sabatier
La charmeuse Mélanie Boisvert
Albine Karine Motyka
Orchestre Symphonique Région Centre-Tours, Choeurs de l’Opéra de Tours et Choeurs Supplémentaires, Ballet de l’Opéra d’Avignon et des Pays de Vaucluse

Thais

Présentation du programme Opéra de Tours Thais : Œuvre majeure du théâtre romantique français, la partition brosse deux portraits psychologiques flamboyants: l’un, celui d’une pécheresse qui reçoit la révélation de Dieu (Thaïs); le second, celui du moine cénobite, Athanaël, tout autant foudroyé, saisi par la beauté de l’ancienne courtisane.

Opéra de Tours Thais
Opéra de Tours Thais
 Photo : thais
 

A l’opéra de Tours

Le jour des portes ouvertes, nous avions pu découvrir le décor, et assister à trois temps de répétitions sur la journée : l’orchestre seul, puis les chanteurs sur scène avec le piano uniquement et enfin à la répétition scène – orchestre du soir. L’occasion déjà sur la journée de voir évoluer certaines scènes, certaines indications de mise en scène, et le plaisir , 10 jours après d’assister à l’aboutissement . Un principe vraiment très intéressant proposé par l’opéra de Tours, pour moi qui ne suis pas une spécialiste de la musique, petit à petit, grâce à ces répétitions publiques, j’apprends et c’est très agréable!

Retour donc à la représentation , Thaïs est transposée ici à l’époque contemporaine, des prêtres ouvriers à Soeur Emmanuelle ou l’abbé Pierre et aux chiffonniers du Caire, une conception « active » de la religion, qui va bien à l’histoire. Thaïs pourrait bien être une de ses starlettes de la télé-réalité ou de la jet-set, cela fonctionne bien! 

Côté scénographie, des panneaux coulissants , des croix qui se font et défont au fil des mouvements des panneaux, des projections vidéos, de belles images, un mélange qui surprend au début et qui finit par séduire.

Sur le plateau,  entre un Athanael qui tient de belle façon la scène, et une Thaïs d’emblée décalée, en contraste par rapport au monde de débauche qui l’entoure et qu’elle va fuir,  raison et sentiments vont donc s’opposer. Pas plus de mesure chez l’un que chez l’autre, les feux du coeur et de la foi brillent de la même façon… et ne pourront que les conduire au drame. 

Choeur, orchestre, violon solo de Tiphaine Gaigne pour la si touchante « Méditation » , au diapason, une belle ouverture de saison à l’opéra de Tours! 

Mise à jour : une autre version de Thaïs, toujours sous la direction de Jean-Yves Ossonce, à l’opéra de Monte Carlo : Thaïs Monte-Carlo

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