Le dialogue des Carmélites, opéra Tours

Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc, opéra en trois actes et douze tableaux (1957)
Texte de Georges Bernanos
Chœurs de l’Opéra de Tours
Orchestre Symphonique Région Centre-Tours direction : Jean-Yves Ossonce
mise en scène : Gilles Bouillon
décor : Natalie Holt
costumes : Marc Anselmi
dramaturgie : Bernard Pico
éclairages : Alain Vincent

Avec :
Sophie Marin-Degor (Blanche),  Marie-Ange Todorovitch (Madame de Croissy), Mireille Delunsch (Madame Lidoine), Marie-Thérèse Keller (Mère Marie de l’Incarnation), Sabine Revaut d’Allones (Sœur Constance de Saint-Denis), Nicole Boucher (Mère Jeanne de l’Enfant Jésus), Anna Destraël (Sœur Mathilde), Didier Henry (le Marquis de la Force), Christophe Berry (le Chevalier de la Force), Léonard Pezzino (l’Aumônier du Carmel), Ronan Nédélec (le Geôlier, l’officier), Antoine Normand (Premier commissaire), Yvan Saujeteau (Deuxième commissaire), Mickaël Chapeau (Thierry), Jean-Marc Bertre (Monsieur Javelinot).
Mon avis:

Une belle soirée!

Voilà encore une belle production avec Jean-Yves Ossonce à la tête de l’orchestre et Gilles Bouillon à la mise en scène! Rarement déçue avec l’association de leur deux noms!

Le Dialogue des Carmélites résonne avec gravité, solennité, et beaucoup de détermination chez ces religieuses. 

Un petit rappel de l’argument : En Blanche de la Force décide d’entrer au Carmel de Compiègne. En pleine révolution française, le couvent est envahi par les révolutionnaires, l’ordre dissous et les religieuses condamnées à mort. Blanche, qui s’était enfuie, les rejoindra finalement sur l’échafaud.

Cette production est portée par une très belle distribution, et s’achève sur un touchant final, traité comme une chorégraphie. Dans une mise en scène ultra-épurée, la mise en valeur des mots, sobriété et puissance de l’émotion…

Le décor est très sobre, des toiles peintes qui montent et descendent, des superbes lumières, et surtout une très belle équipe de chanteuses…

                                                                   Photo dialogue des Carmélites Opéra de Tours

Le Dialogue des Carmélites, c’et celui des femmes, solistes ou choeur, bravo à elles, avec une mention spéciale à Marie-Ange Todorovitch , Mireille Delunsch et Sabine Revaut d’Allones, pour leur jeu, leur diction, et leur façon, d’un geste, d’un regard, d’incarner avec beaucoup d’humanités ces religieuses,  des images fortes qui resteront en mémoire, ces femmes alignées avant la guillotine, les grands panneaux du décor….

Une mention spéciale aussi pour la qualité du programme, avec des notes de mise en scène et de nombreuses informations sur l’œuvre.

Bref, une soirée qui donne envie de revenir plus souvent à l’opéra!

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